Victor Mathurin Buot Morceau d’élévation

Victor Mathurin Buot
Morceau d’élévation
Cerbère Editions
Ref : SBE 310
Niveau milieu 2nd cycle / Durée ~ 00:03:00 / Genre classique
Pour saxophone alto et piano (réduction)
notre avis
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Mathurin Victor Buot (1822 – 1883) :

Chef de musique du Régiment d’Artillerie à cheval de la Garde Impériale (puis Nationale), du 2° Régiment de Dragons puis du 98° Régiment d’Infanterie de Ligne.
Compositeur et arrangeur Français né à Strasbourg le 15/8/1822.
Il se marie à Rennes le 6 octobre 1847 avec Julie Pongérard, et aura une fille : Maria en 1849.
Chevalier de la Légion d’Honneur le 17 juillet 1866. Retraité en juin 1871 – Il meurt à Menton le 18 septembre 1883.
Ses prénoms de l’état civil : Mathurin Victor sur l’acte de naissance, sont inversés en Victor Mathurin sur l’acte de décès (son nom d’usage était Victor, semble-t-il).
Parmi ses œuvres, figurent la Tyrolienne variée, l’Air varié sur Le Carnaval de Venise (d’après Victor Massé), tous deux pour saxophone alto mib avec accompagnement de piano et publiés par Evette et Schaeffer, mais aussi l’Idylle-polka La Chanson des nids, pour 2 clarinettes avec piano, ainsi que l’opéra-comique Les noces Bretonnes, représenté au Casino de Dunkerque en août 1863.
Le Morceau d’élévation est une des rares partitions concertantes pour saxophone qui ont eu l’honneur d’être éditées au XIX° siècle. Cette courte pièce publiée par Goumas en 1880 sous le n° 1420 bis, est écrite pour saxophone alto soliste “avec accompagnement de piano, orgue ou Harmonie ad lib”. Elle est imprimée par Ghéluve. La partition de l’édition originale semble ainsi suggérer plusieurs versions possibles : saxophone alto solo et piano (ou orgue), sax et harmonie, voire saxophone, orgue (piano) et harmonie.
Dans la liturgie catholique, l’élévation est la mise en évidence du pain et du vin lors de la messe, au moment de leur consécration dans l’eucharistie.
Auteur de nombreuses musiques militaires, de valses et polkas pour piano, Buot propose avec cette œuvre un chemin plus spirituel, qui correspond à l’une des fonctions des harmonies et fanfares du XIX° siècle : l’accompagnement de moments significatifs de l’office religieux. C’est probablement cette vocation de la pièce qui explique la présence de l’orgue comme “accompagnement” possible du soliste, avec ou sans orchestre à vent : l’instrument est généralement présent dans les lieux de culte. On peut imaginer que la présentation de la partition de l’édition originale avec le soliste sur la première ligne, l’orgue sur les deux suivantes et l’orchestre en-dessous, pouvait aussi inspirer l’organiste pour ses registrations, surtout quand l’œuvre était interprétée en duo.

Stéphane Sordet