Archives de catégorie : Saxophone et électronique

5 muses

« 5 muses »
Marie-Hélène FOURNIER
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/Les cahiers de l’électro
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:20:00 / Genre contemporain / Réf. 8643
Pour saxophone (soprano, alto, ténor) et bande magnétique
notre avis
Réédition chez Fuzeau de cette célèbre série de pièces pour saxophones et bande de Marie-Hélène Fournier.

Composée il y a 13 ans déjà, cette pièce n’a pas pris une ride, elle est toujours aussi agréable à jouer qu’à entendre.

Ces 5 muses présentent des ambiances, des couleurs, des niveaux différents. Le tout forme une pièce unique de concert.

Marie-Hélène Fournier a conçu la pièce comme un refrain/couplet instrumental (1er mouvement à l’alto, puis second mouvement au soprano, puis à l’alto, puis au ténor pour terminer à l’alto).

Les pièces alternent également des jeux rythmiques avec des séquences très mélodiques, chaque muse racontant une histoire, tantôt nous emmenant en Afrique, tantôt se faisant marine, tantôt éolienne.

Cette série est un outil pédagogique parfait pour s’initier à la musique avec support magnétique, et a l’utilisation du soprano et du ténor en musique contemporaine sur un répertoire accessible.

Mon avis : indémodable !

Stéphane Sordet

Okawati’s

« Okawati’s »
Claude BARTHÉLÉMY
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau 1C4 / Durée ~ 00:03:54 / Genre contemporain / Réf. AL 030 381
Pour saxophone alto ou soprano et dispositif électroacoustique (CD)
notre avis
Okawati’s est le premier mouvement de la suite « irrawady » que l’on trouve dans la même collection.
Okawati’s est un hôtel situé au milieu de rizières à Bali. La nuit est loin d’y être silencieuse… voici le point de départ de la bande qui nous fait entendre des grenouilles croassant à tue-tête, des oiseaux s’échangeant d’étranges dialogues, se superposant au son du saxophone.
Cette pièce en notation proportionnelle, et comprenant quelques passages « swingue » est idéal pour commencer le travail avec un support magnétique. Le matériel utilisé est simple, ce qui ne mettra pas le musicien en difficulté.

À noter : nouveautés par rapport à la précédente édition : une version pour saxophone soprano.
 
Mon avis : très belle pièce, qui enchantera vos élèves, à faire jouer avec les pièces de la suite, et pouvant s’inscrire dans une audition d’élèves de niveaux différents. (Les niveaux des mouvements de la suite s’étendent de la fin de 1er cycle au DEM).

Stéphane Sordet

Kanente

« Kanente »
François ROSSÉ
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau 2C4 / Durée ~ 00:04:50 / Genre contemporain / Réf. AL 30 406
Pour saxophone alto et bande magnétique
notre avis
François Rossé, au même titre que Christian Lauba ou Étienne Rolin, fait partie des compositeurs qui écrivent beaucoup pour notre instrument.
Suite à une commande du CCAM, le compositeur a composé une œuvre en deux opus (Prélude à Kanente et Kanente) pour instrument et support.

Dans son travail, il s’est attaché à garder les aspects de la musique de chambre.
La pulsation de la bande est claire, et même si le saxophoniste joue parfois en notation proportionnelle, les repères sont très aisément audibles.

Cette pièce est construite sur une structure simple. Une grande tension, qui a son apogée vers l’avant-dernière ligne, aboutit sur une « détente » rapide.
Grand crescendos, et grandes montées sonores de deux pages, quelques traits, des nuances extrêmes, des trilles de notes, des bisbiglindo, caractérisent cette pièce.
La réussite de l’écriture réside dans l’ambiance dans laquelle François Rossé nous plonge, du grave de la bande à l’aigu strident de l’instrument en passant par des nuances extrêmes et des timbres mystérieux et angoissants.

Mon avis : pièce qui fonctionne très bien en public, une belle réussite.

Stéphane Sordet

Shalom Shalam

« Shalom Shalam »
Jean-Louis DHERMY
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/Les cahiers de l’électro
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:10:17 / Genre contemporain / Réf. E.F. 8628
Pour saxophone sopranino, soprano et bande
notre avis
Cette pièce, composée pour Fabien Chouraki, nous transporte dans des univers orientaux.
Le compositeur s’est inspiré d’improvisations du saxophoniste pour l’écriture de la bande électroacoustique.

Dans cette pièce, qui d’aspect ne paraît pas difficile, certains paramètres doivent être traités avec attention :

• il faut chercher des timbres particuliers, les saxophones doivent se muer en instruments traditionnels arabes. Il faut aussi jouer dans l’état d’esprit d’un musicien oriental, c’est-à-dire, qu’il faut penser les trilles, les vibratos, les glissandos d’une manière non occidentale.

• L’utilisation des saxophones se fait soit alternativement, avec une période de passage de l’un à l’autre rapide, soit en « biphonie » (bourdon). cette utilisation en même temps des deux saxophones demandera à l’instrumentiste une certaine période adaptation, de gestion de la voix principale, et d’astuce de maniement pour trouver le bon équilibre entre les deux saxophones.

Les couleurs acerbes, les motifs rythmiques en ostinato, l’utilisation du spectre, les timbres et modes arabes sont les caractéristiques de cette pièce.

Mon avis : très belle pièce, qui ne laisse pas insensible le public. À faire connaître !

Stéphane Sordet

Alborada

« Alborada »
Javier TORRES MALDONADO
Éditions Suvini Zerboni
Niveau fin 3CC / Durée ~ 00:00:40 / Genre contemporain / Réf. S. 12450 Z
Pour saxophone soprano et bande magnétique
notre avis
Cette courte pièce du jeune compositeur Javier Torres Maldonado est très intéressante par les couleurs présentées, l’instrumentation.
L’écriture est forcément condensée, mais elle est précise et limpide.

Quelques quarts de tons, beaucoup de nuances, des rythmes rapides et saccadés sur un tempo lent (triples croches, quintolets de triples, etc.), un ambitus simple d’émission sont les caractéristiques cette pièce.

La bande magnétique n’est pas basée sur une écriture rythmique, elle fait entendre un tapis sonore, le saxophoniste devra se repérer par rapport au défilé des secondes.

Mon avis : bonne pièce pour s’initier au Soprano et à l’écoute d’une bande magnétique et à la gestion du temps.

Stéphane Sordet

Maqâm – Axiomes pour Axone

« Maqâm – Axiomes pour Axone »
Sébastien BERANGER
Éditions sans éditeur
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:11:55 / Genre contemporain
Pour quatuor de saxophones et bande magnétique
notre avis
Très belle pièce de Sébastien Beranger pour quatuor de saxophones et bande. L’écriture de la pièce est très précise (rythme, tempo, bande), ce qui facilite le travail et la mise en place avec la bande.

Les sons cristallins de la bande contrastes avec les « cris » en multiphoniques des instruments. Le compositeur a su utiliser les timbres des instruments, les modes en quarts de tons, fin de donner à sa pièce une couleur particulière et très agréable à l’écoute.

Cette œuvre n’est pas difficile en soit techniquement, il faut cependant maîtriser les différents saxophones du quatuor afin de réaliser aisément les multiphoniques demandés.
Utilisations des nuances extrêmes, slaps, quarts e tons, multiphoniques, tel est la panoplie des effets utilisés dans cette magnifique composition.

Mon avis : à faire connaître !

www.sebastien-beranger.com

Stéphane Sordet

Gazebo

« Gazebo »
Claude BARTHÉLÉMY
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau fin 3CC / Durée ~ 00:02:45 / Genre contemporain / Réf. AL 030 373, AL 030 374
Pour saxophone alto et dispositif électroacoustique (CD)
notre avis
Gazebo est le dernier mouvement de la suite « irrawady » que l’on trouve dans la même collection (Le dos des caïmans, Okawati’s et Ubud).

Cette pièce présente deux ambiances différentes. Une première « africaine », ou le saxophoniste jouera à la « Michel Portal » sur une percussion africaine. Ensuite, une rythmique à la Steve Coleman apparaît, en 5/4, sur laquelle le saxophoniste va mélanger les styles (blues, funk, jazz) jusqu’à la fin de la partition.

Dans ce texte la rythmique précise, les phrasés différents, les quelques multiphoniques, les quelques harmoniques caractérisent le style d’écriture du compositeur. Il faut être très précis dans le tempo (donné par le CD) afin de finir ensemble, car les repères ne sont pas flagrants.

Mon avis : très belle pièce, qui enchantera vos élèves, à faire jouer avec les pièces de la suite, et pouvant s’inscrire dans une audition d’élèves de nivaux différents. (les nivaux des mouvements de la suite s’étendent de la fin de 1er cycle au DEM)

Claude Barthélémy est un musicien autodidacte né à Saint-Denis en 1959. Il fait ses débuts professionnels en 1978 avec Michel Portal. Il a travaillé ensuite avec Vinko Globokar, l’ensemble inter-contemporain, Georges Aperghis. Son premier enregistrement sous son nom date de 1979, il a dirigé l’ONJ de 1989 à 1991 et de 2002 à 2005. Il collabore avec des musiciens de jazz venant de milieux très différents, et il se produit régulièrement avec son trio ou son quartette. En 1997, il reçoit un Django d’or. Il a aussi collaboré dans le domaine de la chanson avec Elise Caron, Lucilla Galaezzi, La Baronne et Nahawa Dumbia.
Il est chevalier des arts et lettres.

Stéphane Sordet

Grimace

« Grimace »
Lionel GINOUX
Éditions Fuzeau
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:05:40 / Genre contemporain / Réf. EF 8626
Pour saxophone baryton seul avec pédale de boucle ou CD
notre avis
Cette très belle pièce pour saxophone baryton, composée en deux grandes parties, utilise une pédale de boucle, ou à défaut un enregistrement CD de la partie qui doit être entendue avec cet effet.

La première partie (noire à 132), très rythmique, utilise les quarts de tons. Cette partie donne l’impression d’une improvisation rythmique, qui est développée et construite. Les difficultés résident dans l’aspect pulsation, l’utilisation des quarts de ton, l’intégration du slap dans certains traits.

La seconde partie (noire à 120), est basée sur un flot continu de doubles croches, et utilise la respiration circulaire. En fin de cette partie, l’effet de boucle apparaît.
Les traits ne sont pas forcément simples, certains passages entre les différentes tessitures, et l’utilisation en double croches du registre aigu peut s’avérer délicat.

La fin de cette partie véloce, travaille sur la répétition de notes entrecoupées d’appoggiatures.
Pour terminer, un bref retour à l’atmosphère du début clôt cette œuvre.

Mon avis : très belle pièce de concert pour baryton seul. Succès assuré !

Lionel Ginoux est un jeune compositeur (30 ans en 2008) du sud de la France, originaire d’Avignon, il s’est installé à Marseille. Passionné par l’improvisation, la composition, il travaille régulièrement avec Joël Versavaud, l’ensemble C Barré ?, l’ensemble noised design…
Dans ses compositions, il mélange subtilement l’esprit des musiques savantes avec le style des musiques populaires, en intégrant l’énergie et le sens de la pulsation des musiques actuelles et du jazz.

Stéphane Sordet

Geb et Nout

« Geb et Nout »
Pascale JAKUBOWSKI
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/Les cahiers de l’électro
Niveau 1C4 / Durée ~ 00:04:00 / Genre contemporain / Réf. 8631
Pour saxophone alto et bande magnétiques, saxophone alto et timbales, saxophone alto et violoncelle
notre avis
Les éditions Fuzeau nous proposent des nouvelles collections (en collaboration avec J.M Goury) consacrées à notre instrument. Certaines pièces sont des rééditions, d’autres des pièces jusque-là non éditées, et bien sûr des nouveautés.

Geb et Nout est une pièce commandée par l’ASAX. Elle s’adresse à des élèves de fin de premier cycle.
Elle est en trois mouvements, un prélude puis Geb et Nout 1 et 2.

Dès le prélude, l’atmosphère est posée. Le saxophoniste nous entraîne en Afrique du nord (région chère dans le cœur de la compositrice) avec une mélodie mélismatique et mystérieuse qui répond à une résonance d’un tam-tam enregistré sur la bande.
Geb dieu de la terre et Nout déesse du ciel, semble s’affronter dans les mouvements suivants, tout d’abord dans le caractère grave du timbre de la timbale et du cri plaintif du saxophone (Geb et Nout 1), mais aussi dans l’opposition entre la partie mesurée et les improvisations (Geb et Nout 2).

Cette pièce est idéale pour les concerts et pour les examens de fin de cycle. Elle est complète et très riche musicalement.
Quelques quarts de tons, multiphoniques, glissées…

Pascale Jakubowski étudie le piano, la clarinette, l’harmonie, l’analyse musicale et la composition. Très tôt associée à des réalisations pluridisciplinaires, elle établit des correspondances entre certaines œuvres d’artistes plasticiens et sa palette sonore. Elle sculpte des sons concrets pour créer de nouvelles architectures musicales grâce à des outils qu’elle expérimente à l’IRCAM à Paris.

Pendant neuf ans, elle est chargée de cours de formation et d’analyse musicale auprès d’élèves et de professeurs d’écoles nationales de musique et de conservatoires.
Puis elle se consacre entièrement à la composition. Au cours de ses dernières résidences, elle distille un peu d’utopie en concevant des partitions où se côtoient des musiciens amateurs, des musiciens professionnels et des interprètes des musiques du monde. En juin 2005, la SACEM lui décerne le prix « Pierre et Germaine Labole ».

Elle répond également à des sollicitations concernant l’aspect le plus singulier et le plus virtuose de son langage. Son écriture atonale échappe à toute rigueur systémique. L’exploration des micro-intervalles et de la multiplicité des modes de jeu à l’instrument, révèle l’expressivité et la tenue d’un discours largement irrigué par d’autres formes d’art.

Ses œuvres font l’objet de commandes de l’État, de Radio France, de festivals, de départements, de solistes et d’ensembles instrumentaux. Elles sont créées aussi bien en France qu’à l’étranger, Radio France, festival Aujourd’hui musiques à Perpignan, Centre national de création musicale à Marseille, festival international des Musiques et créations électroniques de Bourges, festival international de Fiuggi en Italie, National Concert Hall de Dublin en Irlande, « Cid-femmes » au Luxembourg, université de Montréal au Québec, université d’Alberta au Canada, universités d’Huntington et de Northwestern aux États-Unis… Elles sont également diffusées lors d’émissions qui lui sont consacrées, Alla Breve sur France Musique ou À nouveau la musique sur France Culture.
Dans Rencontre entre artistes et mathématiciennes, un livre publié chez l’Harmattan dans lequel est inséré un CD d’une œuvre électroacoustique, Dans les yeux des nomades, elle nous invite à partager son aventure artistique et intellectuelle. L’attachement à son pays natal, l’exil et les conflits l’incitent à élaborer une œuvre engagée, à tisser des liens entre différentes cultures, à rester attentive aux contextes.

Mon avis : très belle pièce, à posséder impérativement dans sa bibliothèque.

Stéphane Sordet