Archives de catégorie : Saxophone seul

Les noms dupes errent

« Les noms dupes errent »
Jorge Sad LEVI
Éditions inédit
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:11:30 / Genre contemporain
Pour saxophone ténor
notre avis
Magnifique pièce pour saxophone ténor du compositeur Argentin Jord Sad Levi.. Cette œuvre est composée dans un style qui va très bien au saxophone ténor. On ressent à l’écoute une influence de « épisode quatrième » et de « hard », ainsi que de théâtre musical, de jazz et de musique électronique. La composition évolue vers une lente transformation du son et de la résonance en phrase rapide et scandé, pour se diriger vers le souffle et de nouveau la résonance.
Beaucoup de notations nouvelles dans cette pièce : harmoniques, multiphoniques, slaps, souffle, sons éoliens, sons cassés, bisbigliandos, trilles rapides etc..
Cette pièce demande un investissement physique, et aussi une capacité à se muer rapidement d’un caractère à un autre.

Mon avis : très belle pièce à faire découvrir.

Stéphane Sordet

Aiguille Rouge

« Aiguille Rouge »
Claude GEORGEL
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau 2C3 / Durée ~ 00:02:00 / Genre contemporain / Réf. AL 30 408
Pour saxophone alto seul
notre avis
Cette nouvelle pièce dans la collection Vent de sax, nous est proposée par Claude Georgel. Cette courte pièce est destinée à un élève de milieu de second cycle.

L’aiguille rouge est un sommet situé dans les Hautes-Alpes. Le texte nous présente l’ambiance de l’ascension, d’abords une pente douce en sous bois, puis un décor complètement différent où le soleil « tape » généreusement…

Musicalement, cette progression dans l’ascension se fait ressentir, l’ardeur du soleil pèse, la pente s’accentue, et la ligne mélodique se fait plus tendue !

Ce texte condense différentes techniques contemporaines (bisbigliando, voix + son, multiphoniques…), présente quelques traits techniques dans les deux dernières lignes, et surtout demande une bonne gestion de la conduite musicale pour construire une œuvre cohérente.

Mon avis : très belle pièce, idéale pour les concerts ou les évaluations !

Stéphane Sordet

Xyl – Balafon 2

« Xyl – Balafon 2 »
Christian LAUBA
Éditions Alphonse Leduc
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:06:00 / Genre contemporain / Réf. AL 29 817
Pour saxophone alto
notre avis
12e opus des études pour saxophone de Christian Lauba. Dès le sous-titre, nous comprenons de quoi il s’agit. Après un clin d’œil à « hard » (une de ses compositions phares pour saxophone ténor), et un hommage appuyé à Stan Getz avec « Stan », le compositeur reviens vers sa première étude « Balafon » et le saxophone alto. On pourrait presque se demander si Christian Lauba boucle son cycle d’étude pour saxophone ainsi ?

Cette œuvre commence comme la Balafon, présentation d’un matériel sonore, thème lent, qui nous projette dans l’ambiance, nous donne une couleur. Puis arrivée de croches avec une prédominance de quartes et de quintes, dans laquelle le saxophoniste utilisera la respiration circulaire.

Mais là s’arrête la comparaison avec le grand frère « Balafon ». Christian Lauba nous emmène dans un tourbillonnement sonore en accélérant la vitesse du Balafon, en variant les timbres, en alternant les nuances, en ajoutant des couleurs (utilisations de multiphoniques) et en nous emmenant dans un état de transe.

Cette étude sur la respiration circulaire dans différents registres, différentes nuances, différentes dynamiques est une réussite.

Christian Lauba est en train d’écrire pour le saxophone un cycle de pièces riches, très bien conçu, varié… tout comme Chopin l’avait pour le piano à son époque !

Mon avis : à posséder dans sa bibliothèque, à jouer et à faire jouer.

Stéphane Sordet

15 études extravagantes

« 15 études extravagantes »
Nicolas PROST
Éditions Gérard Billaudot – Collection Jean-Yves Fourmeau
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:25:00 / Genre classique / Réf. G 8423 B
Pour saxophone seul
notre avis
Nouvel opus de Nicolas Prost qui nous propose une série d’études stylistiques. Le recueil d’études est composé d’un prologue, de 13 études et d’un épilogue.

Le prologue et l’épilogue sont écrits en notation nouvelle, et peuvent être joués à la suite, ne faisant qu’un ensemble.

Dans les autres mouvements, Nicolas Prost s’est amusé avec les styles. Allant de la période « baroque » à l’écriture d’aujourd’hui, le compositeur nous emmène d’un prélude vers une fugue, en passant par une valse ou des danses parallèles.

Ce recueil est donc parfait pour aborder des styles musicaux variés. Très bien pensé pour le saxophone, le musicien ne sera jamais mis en difficulté technique lors de l’exécution des mouvements. Petit coup de cœur pour le mouvement intitulé « danses parallèles ».

Mon avis : recueil d’étude à posséder dans son cartable de professeur et d’étudiant ! Une belle réussite.

Stéphane Sordet

Tambour Battant

« Tambour Battant »
Robert LEMAY
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/XasaX
Niveau 2C4 / Durée ~ 00:04:00 / Genre contemporain / Réf. 8623
Pour saxophone alto solo
notre avis
L’attitude du musicien sur scène s’initie très jeune, et avec la pièce que nous propose Robert Lemay, la théâtralisation devient ludique et agréable, autant pour l’interprète que pour l’auditeur.
Ce texte parodie de « rituels » militaire, désacralise la théâtralisation.
Le musicien entre au pas sur scène en imitant une marche militaire jouée au tambour.

En utilisant le chant, les onomatopées imitant la percussion, les claquements de pieds, le compositeur ajoute une dimension supplémentaire à l’interprète. Cette pièce est un mélange subtil d’éléments rythmiques et de phrases mélodiques, de notations classiques et contemporaines, de sons instrumentaux et vocaux, de bruits (de pieds, de pas ou de slaps).

Mon avis : pièce qui permet de rendre vivant et accessible la musique d’aujourd’hui, et qui initie à la musique théâtrale. A faire jouer dans vos prochaines auditions !

Stéphane Sordet

Iniziare

« Iniziare »
André BON
Éditions Gérard Billaudot – Collection Jean-Yves Fourmeau
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:05:00 / Genre classique / Réf. G 8479 B
Pour saxophone alto solo ou deux saxophones altos
notre avis
Cette pièce, commande du festival Saxetera et de Th. Canaval, peut-être interprété par un ou deux saxophonistes.
« Iniziare » en italien signifie commencer, initier.

Cette composition enlevée et dynamique, permettra de travailler sur des modes de jeux « répétitifs » qui apportent une couleur agréable à l’œuvre. Ces éléments répétitifs sont : soit des trilles d’intervalles auxquels le compositeur à écrit des doigtés très précis, soit des motifs techniques ou bien encore des phrasés non systématiques sur des mesures en valeurs ajoutées (5/8, 3/16,7/8 etc.)
L’importance de l’aspect rythmique est mise en valeur par ces changements de carrure.
Les appels rythmo-mélodique du début, se transforment progressivement en phrases en 7/8, dont la caractéristique est l’utilisation de trilles de timbres pour les valeurs longues.
L’écriture est très précise, et ce jusque dans les notations des caractères demandés par le compositeur.

Cette pièce exigera une précision digitale, une maîtrise des harmoniques, une bonne gestion de l’intonation, un sens aiguisé de la pulsation et une bonne conduite de l’air et du phrasé.

Mon avis : belle pièce à posséder dans toute bonne bibliothèque !

Stéphane Sordet

Zourna

« Zourna »
Zad MOULTAKA
Éditions Onoma
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:06:00 / Genre contemporain
Pour saxophone alto
notre avis
Très belle pièce de Zad Moultaka, qui vous fera tomber sous le charme du compositeur d’origine Libanaise.
Sa musique est sensible, très bien écrite. Elle réveille des sentiments ancrés aux plus profonds de nous.

Musique à la fois dansante et nostalgique, la composition de Zad Moultaka transforme le saxophone en zourna, sorte de hautbois primitif à 8 trous. La zourna est utilisée dans les fêtes villageoises et surtout pour les mariages.
C’est pourquoi l’œuvre de Zad Moultaka est à la fois dansante et chantante.

Cette pièce se présente en deux grandes parties.
La première en double croches, (noire à 124), qui présente un motif mélismatique ondulant autour d’une tonique en utilisant ou non des quarts de tons propres à la musique moyen orientale. La ligne mélodique, la présence de quintolets en dehors des temps, donne à ces successions de doubles croches un aspect rythmo-mélodique.
La deuxième partie est lente, intimiste, et travail autour de courtes mélodies ou d’inflexion du son.
Cette pièce a été composée pour Joël Versavaud.

« Zad Moultaka, compositeur, né au Liban en 1967, poursuit depuis plusieurs années une recherche personnelle sur le langage musical, intégrant les données fondamentales de l’écriture contemporaine occidentale – structures, tendances, familles et signes – aux caractères spécifiques de la musique arabe – monodie, hétérophonie, modalité, rythmes, vocalité… Cette recherche touche de nombreux domaines d’expérimentation… La lente maturation d’une forme d’expression très personnelle a fait naître, à partir de 2003, une série d’œuvres dont la production s’est peu à peu amplifiée. De la musique chorale à la musique d’ensemble, de la musique de chambre à la musique vocale soliste, de l’électroacoustique aux installations sonores et à la chorégraphie… » www.zadmoultaka.com

Mon avis : très belle pièce de Zad Moultaka à jouer et à faire jouer.

Stéphane Sordet

Les photographies du 21

« Les photographies du 21 »
Robert LEMAY
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/XasaX
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:25:00 / Genre contemporain / Réf. 8621
Pour saxophone alto seul
notre avis
Pièce composée et inspirée par une exposition du musée d’art moderne de New York, intitulée « les photographies du 21 » qui exposait des photographies de condamnés à mort d’opposant au régime de Pol Pot du camp d’extermination 21 des Khmers rouges.

Cette pièce est en fait un patchwork de 8 pièces qui peuvent être interprétées par différents saxophones et dans un ordre défini par l’interprète, il nécessite aussi de la part du musicien d’avoir pensé scéniquement et spatialement la présentation de ces tableaux. Seul le premier et le dernier tableau (A et H) doivent être joués au début et à la fin, et avoir une position centrale sur scène. Durant les déplacements, des improvisations sur des modes de jeux prévus par le compositeur sont à réaliser, c’est dans ces moments qu’il est possible de changer de saxophone (si l’interprète ne souhaite pas réaliser entièrement l’œuvre à l’alto).

L’œuvre commence par des coups de gong, le saxophone apparaissant au bout d’un moment dans la résonance de celui-ci.
Les cahiers (noms génériques du compositeur pour les différents tableaux) sont de caractères très différents.

Le cahier B travaillera essentiellement sur la vélocité, tandis que le cahier C est caractérisé par l’expression et le phrasé.
Le cahier D alterne les phrases pp en subtone legato, et coups slappés. Le caractère vif du cahier E (envolées mélodiques, opposition aigu/grave, slaps) contraste avec l’ambiance lourde et pesante du cahier F (multiphoniques, bisbigliando, trilles), tandis que le cahier G travail sur le détaché.
L’œuvre se termine comme elle avait commencé, par des coups de gong.

Cette pièce n’est pas difficile techniquement, il faudra par contre gérer l’aspect temporel (25’) et émotionnel.

Mon avis : une très belle pièce chargée d’émotion, qui mérite d’être entendue et jouée.

Stéphane Sordet

Série B

« Série B »
Robert LEMAY
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/XasaX
Niveau 2C4 / Durée ~ 00:04:00 / Genre contemporain / Réf. 8622
Pour saxophone alto seul
notre avis
Œuvre originale de Robert Lemay, dans laquelle le saxophoniste est à la fois musicien et comédien.
Le texte narratif fait partie intégrante du texte musical, et il faudra à l’interprète de l’investissement dans l’exécution de l’œuvre afin que le rendu de celle-ci soit cohérent.

D’une technique instrumentale simple, l’écriture de cette pièce est très précise et claire.
Au départ, un jeu se créer entre des syllabes et des formules instrumentales répondant à celles-ci en résonances, et ceci pour transformer lentement ces syllabes en petites phrases.

Vient ensuite un mouvement rapide et énergique, où le saxophone montre sa virtuosité instrumentale (mais rien d’effrayant techniquement !) les caractères se mélangent, passant du percussif au calme, de l’expressif au vif, et ceci pour nous emmener sur un final humoristique ou l’interprète qui la scène en nous disant « bye bye ».

Le travail principal de cette pièce portera sur la diction et l’interprétation du texte narratif, ainsi que sur les nuances extrêmes, et dans la précision des articulations.

Mon avis : cette pièce, pleine d’humour, enchantera les musiciens tout autant que le public. Elle permettra aux élèves réticents face à la musique contemporaine, d’approcher ce style de musique d’une façon ludique et plaisante.

Robert Lemay, compositeur canadien, a obtenu un doctorat de composition de l’Université de Montréal, et une maîtrise à l’université de Laval. Il a aussi été à la State University of new York, où il a travaillé avec Brian Ferneyhough, Louis Andriesson. Il a aussi effectué des stages avec F.Rossé et Georges Aperghis.
Sa musique se caractérise par l’aspect scénique et l’aspect spatial, et elle est jouée dans plusieurs pays.
Le saxophone est un de ses instruments de prédilection, il a notamment écrit pour J.M.Goury, D.Gauthier, S.Bertocchi, J.M.Londeix, les quatuors de saxophones Appolinaire, Nelligan, le Danish sax Quartet etc.

Stéphane Sordet

L’animation de l’âme

« L’animation de l’âme »
Claudio GABRIELE
Éditions Les Cahiers du Tourdion
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:05:00 / Genre contemporain / Réf. 149
Pour saxophone seul
notre avis
Très belle pièce de Claudio Gabriel basée sur un texte de Pascal Guignard.
Cette pièce, empreinte du lyrisme italien, est construite sous la forme d’une arche pour ce qui est de la tension musicale. On commence par une mélodie mélismatique, dans le grave de l’instrument. Cette phrase tend progressivement vers l’aigu, les nuances extrêmes, des articulations plus scandées et des mélismes plus nerveux. L’œuvre se termine par une page très calme, intime et lente, qui en se rapprochant de la fin, se décompose lentement.

Cette pièce peut-être interprétée par différents saxophones, elle sonne très bien au soprano ou à l’alto.

Mon avis : cette très belle pièce peut-être jouée dans le cadre d’un concert consacré aux compositeurs italiens, ou dans un cycle de pièce composée par C. Gabriele.
À découvrir.

Stéphane Sordet