Archives de catégorie : Saxophone seul

Sax Trip – concertino

« Sax Trip – concertino »
Thierry ESCAICH
Éditions Gérard Billaudot – Collection Jean-Yves Fourmeau
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:06:00 / Genre classique / Réf. G 8177 B
Pour saxophone alto seul
notre avis
Courte pièce en trois mouvements de Thierry Escaich pour saxophone et piano.
Le premier mouvement est composé sur un tempo vif (noire à 152), et sur un motif thématique qui est développé au fur et à mesure des deux parties (de type A et A’).
En dehors d’une bonne maîtrise du point de vue de la virtuosité, d’un léger travail sur les articulations, et quelques nuances, ce premier mouvement est une courte introduction à ce qui suit.
Le deuxième mouvement est un andante magnifique, construit en deux parties. La très jolie ligne mélodique basée sur un jeu de syncopes, nous emmène vers une tension qui se résout sur une réminiscence de la thématique du premier mouvement. La fin agitée nous porte vers le troisième mouvement.
Ce troisième mouvement est construit sur un thème vif et espiègle, en croches qui se transforme en doubles croches puis en broderies de doubles croches.
Même forme que le premier mouvement (A, A’), mais avec une coda virtuose.
Ce concertino peut être intéressant à lire pour travailler la virtuosité, le phrasé dans le deuxième mouvement, et les nuances.

Stéphane Sordet

Kodama IV – (esprit de l’arbre)

« Kodama IV – (esprit de l’arbre) »
Susumu YOSHIDA
Éditions Gérard Billaudot
Niveau 2C4 / Durée ~ 00:08:00 / Genre contemporain / Réf. G 8226 B
Pour saxophone alto seul
notre avis
Très belle pièce de Susumu Yoshida, commandée par le conservatoire d’Aix en Provence et créée par Jean Pierre Caens en décembre 2010.

Le compositeur est fasciné par le jeu des saxophonistes, et notamment par leurs capacités dans la maîtrise des nuances et dans la possibilité d’aller au plus proche du silence.
Pour lui, le saxophone peut exprimer « l’ombre des sons », c’est-à-dire l’écho des sons, écho du point de vue mythologique. « Echo n’est plus un son qui dans l’air retentisse. C’est une nymphe en pleurs qui se plaint de Narcisse » (Boileau).

En Japonais, Kodama signifie Echo et aussi esprit de l’arbre, d’où le titre.
Dans cette composition, l’interprète doit rendre aussi expressif les sons que les silences, aspect musical que l’on rencontre souvent dans la musique contemporaine japonaise, comme la forme en arche que l’on retrouve ici (le ying et le yang sont souvent présent dans la construction des œuvres de compositeurs japonais). Le texte commence par un long silence, et se termine par un long silence.

Beaucoup de sons éoliens viennent soutenir le discours et l’imaginaire du titre.
En avançant dans la lecture de la pièce, nous ressentons le bruissement du vent dans les arbres, qui comme un écho à l’esprit de l’air, se transforme en son, et en impulsion.
Aucune agressivité dans ce texte, beaucoup de poésie, de couleurs, de présence, de jeu. Il demandera au musicien de maîtriser son instrument, certes, pas forcement dans une virtuosité digitale, mais dans une capacité à réaliser des sons dans des registres et dynamiques extrêmes et dans son expressivité dans les silences.

Mon avis : magnifique pièce à faire découvrir !

Stéphane Sordet

Ligne de fuite

« Ligne de fuite »
Claude GEORGEL
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:03:15 / Genre contemporain / Réf. AL 30 492
Pour saxophone alto seul
notre avis
Cette pièce est basée autour d’une note pivot (do grave) qui apparaît sous diverses formes (notes fantômes, notes réelles, multiphonique, voix…), elle est construite en trois parties, avec une partie centrale expressive et calme.

Dans la première partie, les différentes articulations proposées sur la note pivot répétée en double croches, mettent en évidence les couleurs très variées de cette note pivot. Cet aspect rythmo-mélodique est rehaussé par des phrases legato vive qui descendent vers ce do.
Alternance de phrases legato vive et de phrases rythmiques construites autour du pivot caractérise cette première partie.

La seconde partie, d’un aspect très expressif et calme, fait entendre de nouvelles couleurs, avec l’entrée de la voix. Nous entendons alors une mélopée à deux voix se développer.

La coda (troisième partie) présente presque les mêmes caractéristiques que la première, avec une présence systématique des notes fantômes sur les notes répétées, et avec un élargissement des phrases legato qui modulent beaucoup plus que dans la première partie.

Mon avis : belle pièce de concert qui demandera un travail particulier sur le timbre et les nuances.

Stéphane Sordet

Talon Agile

« Talon Agile »
Claude GEORGEL
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau 2C4 / Durée ~ 00:02:20 / Genre contemporain / Réf. AL 30 493
Pour saxophone alto seul
notre avis
Pièce très intéressante proposée par Claude Georgel. Elle allie à la fois l’aspect rythmique, l’aspect mélodique, le mélange des sons et des bruits (bruits de talon claquant sur le sol, multiphoniques), elle mélange les nuances douces et puissantes, les articulations légères et les accents explosifs.

Comme on peut le deviner, cette pièce alterne les caractères différents, à l’image de séquence de BD qui s’enchaîne. Cette pièce est d’ailleurs « un clin d’œil au neuvième art, et à un de ses personnages bien connu » et elle « sollicite un usage habile et rapide du talon » (Claude Georgel).

Pièce très vive, et très agréable à jouer et travailler.

Stéphane Sordet

Figures

« Figures »
Denis LEVAILLANT
Éditions Denis Levaillant Music
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:04:00 / Genre classique / Réf. DLM 0016
Pour saxophone alto solo
notre avis
Cette pièce dédiée à Jean-Louis Chautemps, est composée de 5 courts mouvements tous aussi originaux les uns que les autres.

Elle commence par une très belle « valse bègue » qui par ces motifs répétés ou basés sur un rythme irrégulier, nous fait trébucher facilement lors de la danse… variant les nuances, et les phrases répétées, ce mouvement est très musicalement passionnant à interpréter.

La « variation volubile » commence et se termine par une séquence en triolet, comme son titre l’indique, le procédé d’écriture est simple, mais encore faut-il réussir à le saisir. Ce groupe de deux triolets mélodiquement ascendant se transforme en différents rythmes sur d’autres notes tout en gardant le leitmotiv ascendant…

Le « chorus immobile » est une pièce statique est… mouvante, les courtes cellules staccato encadrées de silence donne à la fois une impression de précipitation et d’immobilité permanente.

La « figure atonale » est certes atonale dans la conception mélodique, mais elle est basée sur autour d’une note pivot (mi) qui lui donne une certaine polarité.

« L’intervalle solitude » est une très belle pièce, mélancolique, dans laquelle la mélodie semble s’amuser du rythme changeant est pas toujours évident à mettre en place…

Ces 5 pièces demanderont à l’interprète une réflexion dans le phrasé, afin d’éviter de jouer ces mouvements d’une manière trop linéaire. Très bons exercices rythmiques, ces pièces sont très bien composées du point de vue de la forme et de la cohérence musicale.
Cette composition peut aussi être interprétée avec d’autres saxophones.
Partitions en vente sur le site de Denis Levaillant : www.denislevaillant.net

Mon avis : très belle pièce de concert, qui peut être donnée pour des examens de fin de second cycle, même si un troisième court sera plus à l’aise dans ce genre de langage. Une très belle réussite.

Stéphane Sordet

Bleu Rouge Brun Violet

« Bleu Rouge Brun Violet »
Claudio GABRIELE
Éditions Studio Musicale d’Arcangelo
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:06:30 / Genre contemporain
Pour saxophone seul
notre avis
Les couleurs qu’utilisait Paul Cézanne dans sa peinture sont la source d’inspiration de cette très belle pièce de Claudio Gabriele, qui peut être interprétée avec différents saxophones (la version soprano et baryton fonctionne très bien).

Chaque couleur est illustrée par un élément thématique, et par un jeu de fondu enchaîné, certaines couleurs se mélangent progressivement.

La première couleur est illustrée par un travail autour d’un sib, ou l’écriture alterne un mode en bisbigliando et un jeu sur des notes sèches.

Le sib, sert de point de départ à la présentation de la deuxième thématique, qui devint rythmique, et alterne entre un mode de jeu de rythmes précis et de groupes de notes rapides, qui sont déjà l’amorce du troisième élément thématique. Progressivement, Claudio Gabriele va nous faire entendre le dernier élément thématique qui lui devient mélodique.

Cette pièce est visuelle, elle utilise différents modes de jeu pour le saxophone (slaps, subtone, bisbigliando, flatterzung etc.)

Mon avis : très belle pièce pour un programme de concert.

Stéphane Sordet

Rivage pâle

« Rivage pâle »
Claude GEORGEL
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau 1C4 / Durée ~ 00:02:00 / Genre contemporain / Réf. AL 30 409
Pour saxophone alto seul
notre avis
Claude Georgel nous propose une pièce en notation proportionnelle idéale et très agréable pour des milieux et fin de 1er cycle.

Basée sur le mouvement et l’immobilité des traits, sur l’opposition des nuances, et sur l’utilisation des bisbigliando, cette pièce parcours de nombreuses couleurs et ambiances très variées.
D’un aspect très réussi, cette composition est très bien pensée pour des évaluations ou même un examen de fin de cycle.

Mon avis : une réussite à posséder dans toutes bonnes bibliothèques !

Stéphane Sordet

Oural

« Oural »
Jérôme NAULAIS
Éditions Fertile Plaine
Niveau 1C4 / Durée ~ 00:02:50 / Genre classique / Réf. FP 434
Pour saxophone alto et piano
notre avis
Voici une très jolie pièce qui vous fera voyager… Structurée en trois parties, cette pièce aborde différents aspects musicaux, en s’appuyant sur des mélodies aux couleurs de musique des pays de l’est.

Les deux premières parties sont plutôt calmes, andante et modérato. Le soutien, les conduites de phrases, les nuances, les couleurs sont les principaux caractères du début de la pièce.

La dernière partie est vive (Allegro), très articulé (détaché, plus accent sur des temps faibles) et dansante.

Rythmiquement cette pièce présente quelques difficultés : des syncopes en double croches, des demi-soupirs en triolets, des contretemps….

Mon avis : pièce très plaisante pour une fin de 1er cycle

Stéphane Sordet

Fatrasie de printemps

« Fatrasie de printemps »
Émile LUKAS
Éditions Gérard Billaudot – Collection Jean-Yves Fourmeau
Niveau 2C2 / Durée ~ 00:03:00 / Genre contemporain / Réf. G8766B
Pour saxophoniste récitant
notre avis
Cette pièce originale pour saxophoniste-récitant basée sur un poème de Paul de Briancion est une pièce qui présente plusieurs particularités. D’abord, le saxophoniste est à la fois musicien et comédien, il doit enchaîner texte et musique. La musique souvent souligne le texte, parfois de manière redondante, ce qui ne manque pas d’humour ! (tout comme le poème)
Ensuite, le discours musical est très varié (car il s’appuie sur le poème utilisant des phonèmes très proches qui nous emmènent en campagne en pleine nuit…), et le matériel sonore utilisé par le compositeur est original, allant « d’effets » que l’on retrouve régulièrement, à des distorsions de sons graves en lâchant l’embouchure et à des bruits de claquements d’ongles sur le tube du saxophone.
Lors de la préparation de cette pièce, il faudra prêter attention à la qualité d’exécution des phrases comportant des appogiatures, à la différentiation des dynamiques, et à ne pas déclamer le texte de manière monotone.

Mon avis : pièce originale, qui peut être présentée lors de vos auditions ou même en examen de fin de cycle.

Stéphane Sordet

Sonates en Arcs

« Sonates en Arcs »
François ROSSÉ
Éditions Fuzeau
Niveau début 3CC / Genre contemporain / Réf. 8642
Pour saxophone (soprano et alto, et un au choix)
notre avis
Fuzeau a réédité cette pièce de 1984 de François Rossé pour un saxophoniste jouant 3 saxophones.

Cette pièce présente quelques difficultés. D’abord instrumental, il faut jouer de deux saxophones simultanément (Alto et Soprano), et donc préparer le soprano de manière à pouvoir exécuter la partition demandée. Le compositeur s’est inspiré de musiques d’Europe de l’Est pour l’utilisation des deux instruments pour une seule bouche.

L’œuvre ensuite est ouverte, c’est-à-dire que c’est au musicien de faire son propre parcours au travers de séquences différentes. Il y a 8 séquences (avec les deux saxophones joués simultanément) qui encadrent 4 séquences à un saxophone, de tessitures éloignées de l’alto/soprano.

L’écriture est typique de celle de François Rossé, jeux vifs, notations proportionnelles, quarts de tons.

Mon avis : très belle pièce originale et spectaculaire à faire réentendre.

Stéphane Sordet