Archives de catégorie : Duo de saxophones

Scat

« Scat »
Betsy JOLAS
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:03:00 / Genre contemporain / Réf. AL 30 434
Pour 2 saxophones altos
notre avis
Nouvel opus de la suite « Pueri apud magistros exercentur » (les enfants s’exercent auprès du maître) pour deux saxophones de Betsy Jolas, initié à la demande de Claude Georgel. Cette pièce est le dernier mouvement de la suite, elle est prévue pour un élève de niveau DEM, ou fin de 3e cycle court, la deuxième voix pouvant être exécuté par un élève d’un plus petit niveau (l’accompagnement est essentiellement en noire).

Scat symbolise le langage improvisé des chanteurs de jazz. Cette composition ne comporte pas de difficultés majeures, si ce n’est le travail imagé d’un jeu rythmique saccadé et vif de ce style de jazz. Notons la présence d’un la b harmonique et d’un multiphonique, et de quelques séquences semi libre (jeu rythmique sur des notes données).

Mon avis : pièce intéressante à faire découvrir et à jouer.

Stéphane Sordet

Allo !

« Allo ! »
Betsy JOLAS
Éditions Alphonse Leduc – Collection Vent de sax
Niveau 2C3 / Durée ~ 00:03:00 / Genre contemporain / Réf. AL 30 432
Pour deux saxophones altos
notre avis
Claude Georgel poursuit son travail de création avec sa classe de saxophone. Cette fois-ci, il nous invite à parcourir le répertoire de Betsy Jolas dans une suite pour saxophone(s) « Pueri apud magistros exercentur » (les enfants s’exercent auprès du maître). « Allo ! » est le premier mouvement de cette suite, prévue pour des fins de cycle I, la difficulté rythmique de la pièce étant un paramètre important, les élèves de milieu de second cycle seront plus à l’aise dans l’exécution de l’œuvre.

La seconde voix est par contre très simple, ceci afin de faciliter l’écoute du second instrument.
Cette pièce imite les ambiances téléphoniques avec la présence de sonneries, de réponses, de conversations… ce qui donne une pièce où la rythmique est importante. Combinée à une structure mélodique jouant sur des demi-tons, cette pièce demandera beaucoup d’exigence technique et rythmique.

Mon avis : belle pièce imaginative

Stéphane Sordet

Furia

« Furia »
Patrice SCIORTINO
Éditions Gérard Billaudot – Collection Daniel Gremelle
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:03:00 / Genre classique / Réf. G8233B
Pour deux saxophones altos
notre avis
Duo de concert court mais intense, basé sur l’agilité, la virtuosité, le rythme, les questions/réponses.

Cette courte pièce commence par un mouvement ininterrompu de sextolets qui s’alternent entre les deux voix. Ce rythme omniprésent sert de base à la trame mélodique qui elle aussi passe du premier au deuxième saxophone. La présence de nuances extrêmes, d’articulations explosives et de courtes cellules très rythmées scandent le texte.

Le matériel d’écriture utilisé est simple, mais il est efficace.
Ambitus « classique » du saxophone, nuances du p au fff, nombreux trilles, quelques flatterzung.

Mon avis : duo à placer dans vos auditions ! Effet garanti.

Stéphane Sordet

Form XI

« Form XI »
Piotr MOSS
Éditions Max Eschig
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:09:00 / Genre classique / Réf. M.E.9436
Pour deux saxophones en mi bémol
notre avis
Magnifique duo pour saxophones de Piotr Moss, qui permettra à deux instrumentistes de réaliser un véritable travail de musique de chambre, tant sur le phrasé, que la musicalité, l’équilibre, la justesse et la précision rythmique.
Piotr Moss nous emmène dans des ambiances et des couleurs très variées, en mélangeant subtilement les passages techniques ou mélodiques, les parties intimes et les parties sonores, des passages dansant et des sections planantes.

Ce duo en un seul mouvement, peut-être comparé dans la qualité d’écriture au duo d’Hindemith ou de Lauba.
Cette œuvre demandera aux musiciens une bonne gestion technique de l’instrument, (traits techniques, harmoniques, dynamiques et articulations précises), ainsi qu’une bonne maîtrise rythmique et métronomique.

Mon avis : très belle pièce de concert à faire découvrir d’urgence !

Stéphane Sordet

Iniziare

« Iniziare »
André BON
Éditions Gérard Billaudot – Collection Jean-Yves Fourmeau
Niveau début 3CC / Durée ~ 00:05:00 / Genre classique / Réf. G 8479 B
Pour saxophone alto solo ou deux saxophones altos
notre avis
Cette pièce, commande du festival Saxetera et de Th. Canaval, peut-être interprété par un ou deux saxophonistes.
« Iniziare » en italien signifie commencer, initier.

Cette composition enlevée et dynamique, permettra de travailler sur des modes de jeux « répétitifs » qui apportent une couleur agréable à l’œuvre. Ces éléments répétitifs sont : soit des trilles d’intervalles auxquels le compositeur à écrit des doigtés très précis, soit des motifs techniques ou bien encore des phrasés non systématiques sur des mesures en valeurs ajoutées (5/8, 3/16,7/8 etc.)
L’importance de l’aspect rythmique est mise en valeur par ces changements de carrure.
Les appels rythmo-mélodique du début, se transforment progressivement en phrases en 7/8, dont la caractéristique est l’utilisation de trilles de timbres pour les valeurs longues.
L’écriture est très précise, et ce jusque dans les notations des caractères demandés par le compositeur.

Cette pièce exigera une précision digitale, une maîtrise des harmoniques, une bonne gestion de l’intonation, un sens aiguisé de la pulsation et une bonne conduite de l’air et du phrasé.

Mon avis : belle pièce à posséder dans toute bonne bibliothèque !

Stéphane Sordet

Blitz

« Blitz »
Vincent DUNET
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/XasaX
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:05:30 / Genre contemporain / Réf. 8630
Pour deux saxophones (A-S/S-B)
notre avis
Ce duo pour deux saxophonistes jouant chacun deux saxophones (Alto-Soprano, et Soprano-Baryton) est très dynamique, et ceci grâce à une structure rythmique solide, des contrastes dynamique et mélodique très présents et une utilisation des timbres très bien dosée et équilibrée.

Le compositeur n’utilise pas d’effets d’écriture contemporaine, la pièce sonnera grâce à un engagement des interprètes, qui jongleront entre les motifs répétés, les lignes mélodiques, les alternances métriques, les rythmes saccadés.

Mon avis : Cette pièce de ce jeune compositeur est très réussie et mérite d’y jeter plus qu’un œil !

Stéphane Sordet

Ximix

« Ximix »
François ROSSÉ
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/XasaX
Niveau fin 3CC / Durée ~ 00:02:00 / Genre contemporain / Réf. 5539
Pour deux saxophones soprano
notre avis
Voici une réédition d’une pièce de François Rossé de 1997. Cette œuvre peut nous faire penser à Shanaï (du même compositeur) ou à Ars de Christian Lauba (dans la couleur et l’utilisation du soprano). Cette pièce « modale » est basée sur le jeu de quintes et homorythmique. Elle demandera à la fois de la dextérité digitale, d’écoute et de justesse (triples croches, homorythmie et quinte) et une maîtrise technique du soprano (articulations, glissandi, slap, justesse).
Cette courte pièce est complète et musicalement très riche (couleurs et timbres variés, opposition rythmique pure et rythmique articulatoire…)

François Rossé est né en Alsace en 1945 ; études de piano au Conservatoire de Strasbourg puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (classes d’écriture, analyse et composition dans la classe d’Olivier Messiaen). Professeur d’analyse musicale au C.N.R. de Bordeaux (1974-1985), il a obtenu, dans ce cadre, un 2nd Prix au Concours National « Musique et Informatique » présidé par Iannis Xenakis. En 1994, il est lauréat au Concours International de Composition organisé par la Hochschule der Künste de Berlin pour son œuvre « Cseallox » pour violoncelle et saxophone ; il obtient également le Prix National de la Sacem 1994 « Claude Arrieu » pour l’ensemble de sa production. En 1991 il est nommé conjointement Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres et « Maistre Dégustateur d’Aligot » de l’Amicale des Cantalès et des Buronniers des Monts d’Aubrac. En 1999 il est lauréat au Concours International de Composition « Aperto » à Bucarest pour son œuvre « Rheinsam » (clarinette, alto et piano).

En 2001, le répertoire se porte à près de 400 unités dans des genres très diversifiés (soliste, formation de chambre, œuvres mixtes, symphonique, vocal, choral, formations spécifiques, spatialisations, sites urbains, mises en spectacle, etc.).
Il a collaboré avec de nombreux ensembles, et de nombreuses pièces ont été enregistrées.
Les œuvres sont éditées aux éditions Fuzeau, Durand, Lemoine, Billaudot, Salabert, Bärenreiter, Les cahiers du Tourdion, de Plein Vent, Misterioso, Questions de Tempéraments…

Mon avis : pièce judicieuse pour un concert, pièce à posséder dans sa bibliothèque !

Stéphane Sordet

Geb et Nout

« Geb et Nout »
Pascale JAKUBOWSKI
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/Les cahiers de l’électro
Niveau 1C4 / Durée ~ 00:04:00 / Genre contemporain / Réf. 8631
Pour saxophone alto et bande magnétiques, saxophone alto et timbales, saxophone alto et violoncelle
notre avis
Les éditions Fuzeau nous proposent des nouvelles collections (en collaboration avec J.M Goury) consacrées à notre instrument. Certaines pièces sont des rééditions, d’autres des pièces jusque-là non éditées, et bien sûr des nouveautés.

Geb et Nout est une pièce commandée par l’ASAX. Elle s’adresse à des élèves de fin de premier cycle.
Elle est en trois mouvements, un prélude puis Geb et Nout 1 et 2.

Dès le prélude, l’atmosphère est posée. Le saxophoniste nous entraîne en Afrique du nord (région chère dans le cœur de la compositrice) avec une mélodie mélismatique et mystérieuse qui répond à une résonance d’un tam-tam enregistré sur la bande.
Geb dieu de la terre et Nout déesse du ciel, semble s’affronter dans les mouvements suivants, tout d’abord dans le caractère grave du timbre de la timbale et du cri plaintif du saxophone (Geb et Nout 1), mais aussi dans l’opposition entre la partie mesurée et les improvisations (Geb et Nout 2).

Cette pièce est idéale pour les concerts et pour les examens de fin de cycle. Elle est complète et très riche musicalement.
Quelques quarts de tons, multiphoniques, glissées…

Pascale Jakubowski étudie le piano, la clarinette, l’harmonie, l’analyse musicale et la composition. Très tôt associée à des réalisations pluridisciplinaires, elle établit des correspondances entre certaines œuvres d’artistes plasticiens et sa palette sonore. Elle sculpte des sons concrets pour créer de nouvelles architectures musicales grâce à des outils qu’elle expérimente à l’IRCAM à Paris.

Pendant neuf ans, elle est chargée de cours de formation et d’analyse musicale auprès d’élèves et de professeurs d’écoles nationales de musique et de conservatoires.
Puis elle se consacre entièrement à la composition. Au cours de ses dernières résidences, elle distille un peu d’utopie en concevant des partitions où se côtoient des musiciens amateurs, des musiciens professionnels et des interprètes des musiques du monde. En juin 2005, la SACEM lui décerne le prix « Pierre et Germaine Labole ».

Elle répond également à des sollicitations concernant l’aspect le plus singulier et le plus virtuose de son langage. Son écriture atonale échappe à toute rigueur systémique. L’exploration des micro-intervalles et de la multiplicité des modes de jeu à l’instrument, révèle l’expressivité et la tenue d’un discours largement irrigué par d’autres formes d’art.

Ses œuvres font l’objet de commandes de l’État, de Radio France, de festivals, de départements, de solistes et d’ensembles instrumentaux. Elles sont créées aussi bien en France qu’à l’étranger, Radio France, festival Aujourd’hui musiques à Perpignan, Centre national de création musicale à Marseille, festival international des Musiques et créations électroniques de Bourges, festival international de Fiuggi en Italie, National Concert Hall de Dublin en Irlande, « Cid-femmes » au Luxembourg, université de Montréal au Québec, université d’Alberta au Canada, universités d’Huntington et de Northwestern aux États-Unis… Elles sont également diffusées lors d’émissions qui lui sont consacrées, Alla Breve sur France Musique ou À nouveau la musique sur France Culture.
Dans Rencontre entre artistes et mathématiciennes, un livre publié chez l’Harmattan dans lequel est inséré un CD d’une œuvre électroacoustique, Dans les yeux des nomades, elle nous invite à partager son aventure artistique et intellectuelle. L’attachement à son pays natal, l’exil et les conflits l’incitent à élaborer une œuvre engagée, à tisser des liens entre différentes cultures, à rester attentive aux contextes.

Mon avis : très belle pièce, à posséder impérativement dans sa bibliothèque.

Stéphane Sordet