Archives de catégorie : Musique de chambre (instr. divers)

Ballet imaginaire

« Ballet imaginaire »
Adrian WILLIAMS
Éditions Max Eschig
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:18:00 / Genre classique / Réf. ME 9184
Pour saxophone alto, clarinette et piano
notre avis
Cette pièce a été composée en 1995 à a suite d’une commande de la clarinettiste Fiona Cross, et elle a été créée avec Gerard McChrystal (sax) et Kathryn Page au piano.

Comme le titre le laisse présager, cette œuvre nous emmène dans un ballet. C’est pourquoi l’aspect rythmique est très important dans cette œuvre. Les caractères présentés sont très variés, de part les nombreuses trames mélodico-rythmique abordées tout au long de la composition. La pièce est longue, elle dure 18 minutes et elle est écrite d’un seul tenant. De plus, elle est difficile car l’aspect technique, rythmique et la mise en place sont des paramètres réguliers dans l’œuvre.

Dès l’entame du texte, le tempo allant du piano (tempo de marche) nous emmène vers une entrée homorythmique vivace des deux instruments à vent, qui alternent dans l’œuvre des « danses » rythmiques, nostalgiques, chantées, très différentes.

Mon avis : très belle pièce de concert.

Stéphane Sordet

Nonook Trio

« Nonook Trio »
Thierry PÉCOU
Éditions Gérard Billaudot – Collection Jean-Yves Fourmeau
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:09:30 / Genre classique / Réf. G 8470 B
Pour deux saxophones (alto/soprano et alto/baryton) et piano
notre avis
Saxiana nous présente une nouvelle pièce composée par Thierry Pécou, inspiré d’un film muet « Nanook of the north » de 1921.
Cette pièce de musique de chambre, qui nous rappelle « pour un rituel imaginaire » du même compositeur pour trio de flûtes, s’inspire grandement des modes de jeux, des timbres et des modes de la musique traditionnelle Inuit. Le deuxième mouvement par exemple s’inspire d’un chant Inuit, attention aux quarts de tons et à l’unisson des deux saxophones dans ce mouvement.
L’écriture est très précise. Les timbres, l’aspect rythmique, les tuilages harmoniques et rythmiques sont magnifiquement réussis.
Même si le matériel d’écriture est très simple, cette pièce demandera une grande implication des musiciens aussi bien techniquement que musicalement.

Mon avis : très belle pièce, une grande réussite, et très bien écrite!

Stéphane Sordet

American Songs

« American Songs »
Paul WEHAGE
Éditions Musik Fabrik
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:30:00 / Genre classique
Pour saxophone alto, voix de soprano et piano
notre avis
Paul Wehage nous propose une balade dans l’univers poétique américain en s’appuyant sur les vers d’Elizabeth Kirschner.
Les 8 textes (en anglais) évoquent ce que l’écrivain ressent pour les États-Unis d’Amérique, sentiment qui reflète la vie des Américains après la seconde guerre mondiale, et bien sûr jusqu’aux événements du 11 septembre 2001.

La musique est parfois mélancolique, parfois tragique, parfois en colère, parfois nostalgique, ces sentiments font appels à des styles différents : blues, ballade, berceuse (magnifique d’ailleurs)
Même si la partition ne paraît pas complexe, elle s’adresse plutôt à de bons musiciens, afin que la pièce puisse sonner et retranscrire musicalement tous les sentiments évoqués sans être gêné par la technique instrumentale.

Attention écriture typique américaine : l’ambitus pour le saxophone est très large, beaucoup de notes suraiguës.

Mon avis : belle pièce de musique de chambre.

Stéphane Sordet

Aka

« Aka »
François ROSSÉ
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/série Apollinaire
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:03:00 / Genre contemporain / Réf. 8523
Pour saxophone soprano et flûte traversière
notre avis
Les courtes pièces sont souvent les pièces les plus délicates à composer et à jouer, or François Rossé nous propose en 3 minutes, une pièce de qualité et réussie.

Travaillant sur l’équilibre entre la flûte et le saxophone, François Rossé s’est inspiré de mode polyphonique pygmée, d’où le titre « aka » en référence à une tribu Pygmée d’Afrique centrale.

Cette pièce rythmique présente des sonorités africaines, en utilisant des sons soufflés et en mélangeant subtilement les timbres et les effets rythmiques, créant une polyrythmie de danses rituelles.

Mon avis : pièce originale de musique de chambre. Effet garanti !

Stéphane Sordet

Dans le vent

« Dans le vent »
Claudio GABRIELE
Éditions Studio Musicale d’Arcangelo
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:08:00 / Genre contemporain
Pour saxophone ténor et clarinette basse
notre avis
Voici une très belle pièce de Claudio Gabriele qui nous montre une fois de plus que les compositeurs italiens ont un sixième sens pour le lyrisme et la beauté des phrases.

Dès les premières notes, les couleurs utilisées, ainsi que les formules rythmiques, et les superpositions harmoniques nous ramènent vers les compositions de Scelsi.

Le matériel utilisé est simple, ambitus complet du saxophone, peu d’effet de timbres en dehors de quelques flatterzung et bisbigliandi, quelques quarts de tons. L’écriture est précise rythmiquement, et musicalement. Les tempi sont calmes (de 42 à la noire à 132 à la croche), et les indications de phrasés sont très claires. Tout ceci nous entraîne dans des ambiances magiques et magnifiques, grâce aux mélismes rythmo-mélodiques, aux tensions et détentes des phrases, aux nuances extrêmes proposées et à la clarté des articulations.

Mon avis : pièce à faire jouer, à jouer, et à faire découvrir !

Stéphane Sordet

Livres doubles

« Livres doubles »
Sébastien BERANGER
Éditions sans éditeur
Niveau début 3CL / Durée ~ 00:11:00 / Genre contemporain
Pour violon, saxophone soprano et piano
notre avis
Voici une pièce d’un jeune compositeur, difficile mais très intéressante. Intéressante tout d’abord par l’orchestration, le compositeur a su parfaitement marier les timbres des trois instruments.

Intéressante dans l’écriture car très bien écrite, malgré le jeune âge du compositeur, cette pièce montre qu’il maîtrise parfaitement les techniques d’écriture. Les trois instruments ont une vraie partie de musique de chambre, avec une utilisation très précise des instruments et de leurs possibilités.

Intéressante par la structure, le matériel utilisé, les thématiques employées et les couleurs utilisées. Le public sera captivé par les ambiances proposées.
Toutes les techniques d’écritures contemporaines sont présentes dans la partie de saxophones.

Mon avis : cette pièce est une réussite, il ne faut pas hésiter à la faire connaître dans vos concerts.

Cette pièce est inédite et sans éditeur pour le moment.
www.sebastien-beranger.com

Stéphane Sordet

Geb et Nout

« Geb et Nout »
Pascale JAKUBOWSKI
Éditions Fuzeau – Collection Nouveaux horizons/Les cahiers de l’électro
Niveau 1C4 / Durée ~ 00:04:00 / Genre contemporain / Réf. 8631
Pour saxophone alto et bande magnétiques, saxophone alto et timbales, saxophone alto et violoncelle
notre avis
Les éditions Fuzeau nous proposent des nouvelles collections (en collaboration avec J.M Goury) consacrées à notre instrument. Certaines pièces sont des rééditions, d’autres des pièces jusque-là non éditées, et bien sûr des nouveautés.

Geb et Nout est une pièce commandée par l’ASAX. Elle s’adresse à des élèves de fin de premier cycle.
Elle est en trois mouvements, un prélude puis Geb et Nout 1 et 2.

Dès le prélude, l’atmosphère est posée. Le saxophoniste nous entraîne en Afrique du nord (région chère dans le cœur de la compositrice) avec une mélodie mélismatique et mystérieuse qui répond à une résonance d’un tam-tam enregistré sur la bande.
Geb dieu de la terre et Nout déesse du ciel, semble s’affronter dans les mouvements suivants, tout d’abord dans le caractère grave du timbre de la timbale et du cri plaintif du saxophone (Geb et Nout 1), mais aussi dans l’opposition entre la partie mesurée et les improvisations (Geb et Nout 2).

Cette pièce est idéale pour les concerts et pour les examens de fin de cycle. Elle est complète et très riche musicalement.
Quelques quarts de tons, multiphoniques, glissées…

Pascale Jakubowski étudie le piano, la clarinette, l’harmonie, l’analyse musicale et la composition. Très tôt associée à des réalisations pluridisciplinaires, elle établit des correspondances entre certaines œuvres d’artistes plasticiens et sa palette sonore. Elle sculpte des sons concrets pour créer de nouvelles architectures musicales grâce à des outils qu’elle expérimente à l’IRCAM à Paris.

Pendant neuf ans, elle est chargée de cours de formation et d’analyse musicale auprès d’élèves et de professeurs d’écoles nationales de musique et de conservatoires.
Puis elle se consacre entièrement à la composition. Au cours de ses dernières résidences, elle distille un peu d’utopie en concevant des partitions où se côtoient des musiciens amateurs, des musiciens professionnels et des interprètes des musiques du monde. En juin 2005, la SACEM lui décerne le prix « Pierre et Germaine Labole ».

Elle répond également à des sollicitations concernant l’aspect le plus singulier et le plus virtuose de son langage. Son écriture atonale échappe à toute rigueur systémique. L’exploration des micro-intervalles et de la multiplicité des modes de jeu à l’instrument, révèle l’expressivité et la tenue d’un discours largement irrigué par d’autres formes d’art.

Ses œuvres font l’objet de commandes de l’État, de Radio France, de festivals, de départements, de solistes et d’ensembles instrumentaux. Elles sont créées aussi bien en France qu’à l’étranger, Radio France, festival Aujourd’hui musiques à Perpignan, Centre national de création musicale à Marseille, festival international des Musiques et créations électroniques de Bourges, festival international de Fiuggi en Italie, National Concert Hall de Dublin en Irlande, « Cid-femmes » au Luxembourg, université de Montréal au Québec, université d’Alberta au Canada, universités d’Huntington et de Northwestern aux États-Unis… Elles sont également diffusées lors d’émissions qui lui sont consacrées, Alla Breve sur France Musique ou À nouveau la musique sur France Culture.
Dans Rencontre entre artistes et mathématiciennes, un livre publié chez l’Harmattan dans lequel est inséré un CD d’une œuvre électroacoustique, Dans les yeux des nomades, elle nous invite à partager son aventure artistique et intellectuelle. L’attachement à son pays natal, l’exil et les conflits l’incitent à élaborer une œuvre engagée, à tisser des liens entre différentes cultures, à rester attentive aux contextes.

Mon avis : très belle pièce, à posséder impérativement dans sa bibliothèque.

Stéphane Sordet