Archives de catégorie : Livres

Thierry Alla…un musicien à la conquête du timbre Pierre Albert Castanet

Thierry Alla…un musicien à la conquête du timbre
Pierre Albert Castanet
Editions Delatour
ref : BDT0133
372 pages
septembre 2017
Biographie – entretiens
notre avis

“Questions de tempéraments”

Questions de tempéraments
François Rossé, Thierry Alla, Philippe Laval, Christophe Havel, Étienne Rolin et Didier Marc Garin
éditions Delatour Référence : BDT0073
notre avis

Adolphe Sax, par Jean-Pierre Rorive

rorive_couverture_frLes amateurs de saxophone avaient jusqu’ici une belle référence en matière de livre d’art : le “SAXO, l’instrument mythique” d’Andrea Zermani (Gründ). Ils pourront y ajouter à l’occasion du bicentenaire de Sax cette nouvelle parution aux éditions Gérard Klopp.

Avec cet “Adolphe Sax”, Jean-Pierre Rorive signe à mon sens le plus beau et le plus complet des ouvrages consacrés à l’inventeur du saxophone, sous-titré “Sa vie, son génie inventif, ses saxophones, une révolution musicale”.

Faisant suite à son précédent livre, déjà remarquable (mais alors en noir et blanc et à couverture souple), paru en 2004, celui-ci, publié pour le bicentenaire de Sax, est d’une présentation somptueuse, et contient une iconographie absolument unique en quantité et en qualité. Sans compter une taille impressionnante pour 225 pages d’érudition décoiffante.

De la vue panoramique de Dinant en page de garde à l’ascension de dune musicale par le quatuor Diastema en garde arrière, l’ouvrage met en abyme une profusion d’images inédites du travail du génial inventeur du 19ème siècle. Reproductions de photos et gravures d’époque, de tableaux et fac-simile de documents, complétés par des images d’instruments insolites, de monuments, de reproductions de monnaies et timbres … la vie et l’œuvre de Sax et de ses instruments est passée au crible historique, éclairée par des points de vue aussi divers que pertinents.

L’auteur, historien et musicologue belge (saxophoniste lui-même, il a enregistré 20 albums pour saxophone et orgue ou piano), a encore enrichi son texte initial des recherches effectuées ces dix dernières années pour constituer un ensemble cohérent dans ce très bel ouvrage, que tous les amoureux du saxophone auront à cœur de voir figurer dans leur bibliothèque. On y retrouve avec plaisir les références à l’hagiographie d’Oscar Comettant, à l’enfance et la jeunesse de l’inventeur avec sa famille, une description de son arrivée triomphale à Paris, de ses “victoires militaires” et de ses déboires avec des concurrents jaloux, les avatars d’une vie, au fil des renversements politiques de l’époque … Avec une liste exhaustive de ses inventions, géniales, loufoques ou de taille démesurée … Le saxophone a droit au 7ème chapitre à lui seul, et l’ouvrage se conclut sur le constat : “Adolphe Sax, citoyen du monde”.

Ceux à qui leurs cadeaux de Noël n’auront pas été à leur goût trouveront là, c’est certain, de quoi se consoler, satisfaire leur curiosité, et entretenir pendant de longues années leur tendre attachement à ce personnage si typiquement romantique.

Paris, Prix de Muses 2015

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chez l’éditeur Klopp
chez Vandoren

Une histoire du saxophone par les méthodes parues en France : 1846-1942

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Une histoire du saxophone par les méthodes parues en France : 1846-1942
Sous la direction de Pascal Terrien
276 pages – EAN 9782752102362 – Réf. DLT2428 – Prix France : 25€ T.T.C.

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Pascal TERRIEN — Comme nous le confirme déjà un certain nombre de retours extrêmement positifs, cet ouvrage, tout en proposant une perspective originale de l’histoire du saxophone, remet en cause certaines idées reçues dans le milieu de l’enseignement saxophonistique. En même temps, il est le fruit d’une collaboration entre professeurs de saxophone qui se sont investis dans une démarche de recherche et qui ont ainsi progressé dans la connaissance de la pédagogie de leur instrument. J’ai été très heureux de guider et superviser ce travail de très longue haleine, d’avoir bénéficié du soutien indéfectible de la direction du département pédagogie du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et de la participation très active de Gilles Tressos, le didacticien saxophone du département.

Pascal TERRIEN est Maître de conférences à Aix-Marseille Université (UMR ADEF) et Professeur de sciences de l’éducation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Gilles TRESSOS — Je pense que cet ouvrage a plusieurs qualités, il permet :

  • D’abord, de rendre visible, palpable, le travail des étudiants en formation pédagogique au C.N.S.M.D.P. Publier un ouvrage à partir de recherches personnelles réalisées dans le cadre de ses études est pour un étudiant riche en expérience.
  • D’identifier clairement le niveau attendu de réflexion et de recherche personnelle en matière de formation pédagogique au niveau Master.
  • D’apporter des connaissances à caractère historique sur l’instrument à travers son enseignement et comprendre comment le saxophone s’est forgé cette identité sonore, de répertoire…
  • Pour un jeune enseignant, de susciter son propre questionnement sur sa pédagogie à l’approche d’examens ou concours professionnels.

Gilles TRESSOS est membre du Quatuor de saxophones Habanera, il enseigne le saxophone au Conservatoire à Rayonnement Régional de Poitiers, il est chargé d’un module de didactique au sein du département Formation à l’enseignement au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et professeur référent, coordinateur au Centre d’Etudes Supérieures Musique et Danse de Poitou-Charentes.

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L’A.SAX — Comment s’est créée l’équipe de recherche qui a signé cet ouvrage ?

Pascal TERRIEN — Lors d’un cours de Sciences de l’éducation du lundi au C.N.S.M.D.P., j’avais lancé un travail sur le contenu des préfaces des méthodes parues entre 1800 et 1850, mais pour le saxophone, nous avions déplacé les dates entre 1840 et 1890. Les étudiants saxophonistes étaient persuadés que tout avait été écrit sur la question suite à l’ouvrage de Jean-Marie Londeix. Lors de la pause de ce cours, j’ai croisé Gilles Tressos qui s’est naturellement associé à notre travail. Après le compte rendu fait par les étudiants saxophonistes et l’étudiant clarinettiste, je les ai conviés à venir constater à la Bibliothèque Nationale de France si leur réponse était suffisante et satisfaisante. Nous nous sommes donc rendus tous les six au département musique de la B.N.F., et les étudiants ont pu constater dans les fichiers « saxophone », « méthodes pour instruments », ou « musique d’ensemble », que certains ouvrages avaient été « oubliés ». L’idée nous est venue de faire un pointage systématique en complément du travail déjà considérable de Jean-Marie Londeix. Dès lors, une méthodologie s’est mise en place, et la répartition du travail s’est naturellement faite entre nous sous ma responsabilité et avec l’aide et la collaboration précieuse de Gilles Tressos. Deux des étudiants du groupe ont ensuite décidé de faire leur mémoire de C.A. sur leur axe de recherche.

L’A.SAX — L’ensemble des ouvrages cités est-il accessible au public ?

Pascal TERRIEN — Oui, en allant à la bibliothèque du département Musique de la B.N.F., à la Médiathèque Hector Berlioz du C.N.S.M.D.P., mais aussi dans certaines bibliothèques de Conservatoires à Rayonnement Régional, bibliothèques municipales et autres. Contrairement à l’idée reçue, les bibliothèques regorgent de trésors cachés.

L’A.SAX — La parution de cet ouvrage était attendue dans le milieu du saxophone. Envisagez-vous une poursuite du travail sur des méthodes plus récentes ?

Pascal TERRIEN — Nous envisageons avec Gilles un second volume sur les méthodes parues en France depuis 1942 et les questions pédagogiques et didactiques que posent ces ouvrages. Un des étudiants saxophonistes a commencé un travail sur un corpus de 10 ouvrages, mais à ce jour, rien n’est encore fait. Nous prenons le temps de la réflexion car c’est un travail considérable.

50 ans de modernité musicale, de Darmstadt à l’Ircam

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« 50 ans de modernité musicale, de Darmstadt à l’Ircam »
Célestin Deliège
Éditions Mardaga

Professeur d’analyse au Conservatoire Royal de Musique de Liège, il a également animé les émissions Musique Nouvelle à la RTBF de Bruxelles.
Cet ouvrage est une mine d’informations sur les œuvres et les compositeurs majeurs du XXe siècle. Mais surtout, c’est un des rares ouvrages à tenter de donner une vision d’ensemble, exhaustive et intelligible du paysage de la musique contemporaine. Il analyse les différents courants esthétiques, les différentes conceptions et systèmes mis en œuvre par les compositeurs qui “font école”, les enjeux techniques et technologiques. Mais son grand mérite est que la description très précise des apports de chaque compositeur est insérée dans une vision globale du contexte musical et artistique. Il compare et met en relation les écoles, les théories, il révèle un réseau d’influences et des filiations qui sont autant de clés pour comprendre et jouer la musique contemporaine.

Comme le sous-titre l’indique, l’auteur a choisi de ne s’intéresser qu’à la dernière moitié du siècle dernier et il ordonne son ouvrage en trois livres et autant de périodes : de 1945 à 59, de 1960 à 74 et de 1975 à 2000 (il est publié en 2003 chez Mardaga). Abondamment illustré d’exemples et d’analyses d’œuvres, c’est un outil précieux et pédagogique même s’il reste une somme de 1025 pages. Il n’y a pas de passage réservé au saxophone mais j’ai noté trois analyses d’œuvres de notre répertoire : la Sequenza VII pour hautbois (VIIb au soprano) de L. Berio, Dialogue de l’ombre double de P. Boulez (il en fait une version pour saxophone créée en 2001) et Solo pour instrument mélodique de K. Stockhausen. Ce qui peut intéresser spécifiquement les saxophonistes c’est de comprendre l’écriture et les influences des compositeurs d’œuvres “avec” notre instrument (beaucoup de pièces ont été adaptées par les compositeurs eux-mêmes et certaines n’ont pas été pensées pour un instrument particulier) car les plus importants y sont cités. Notamment et dans le désordre : Xenakis, Pousseur, Ferneyough, Scelsi, Grisey, Denisov, Kagel, Aperghis, Carter, Sciarrino, Cage, Riley, Reich, Ligeti, Nunes, Eötvos…

À noter également, un chapitre très intéressant sur l’improvisation, rarement traité dans ce genre d’ouvrage, et l’évocation des ensembles New Phonic Art, Nuovo Consonanza, GERM.

Périg Le Cadre

Saxophone & Pédagogie : à vous de jouer !

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« Saxophone & Pédagogie : à vous de jouer ! »
J.-Y. Chevalier, Nicolas Prost
Éditions Delatour France

A la lecture du titre Saxophone & Pédagogie : à vous de jouer, on suppose que les auteurs se sont amusés à concocter se qui tient à la fois du traité, du répertoire et du témoignage.
Et leur enthousiasme transparait tout au long des 9 dossiers de cet ouvrage.
Assez inégaux de par leur taille et leur consistance, il abordent différents aspects de l’enseignement du saxophone.

Théorique avec « L’artiste enseignant saxophoniste » , au titre trompeur puisqu’il s’agit avant tout de théorie pédagogique, avec une très complète bibliographie;
Pratique avec « les Formations diplômantes » et les règlements des différents Cefedem et CNSM, ou « Histoire: facture et acoustique » avec sa section question-réponse instructive.

Concret avec « pédagogie générale » qui traite des projets pédagogiques et qui propose un bilan des compétences souhaitées en fin de cycle, ou « Enseigner le saxophone » dans lequel les auteurs traitent du détaché, de la virtuosité ou encore des premiers cours pour débutants.

Les autres dossiers se concentrent sur des points précis issus d’une thématique plus vaste. Le Concerto pour « Genre et Forme », le Japon pour « Tour du Monde », le minimalisme pour « Courant Musical » ou les compositions pour jeunes saxophonistes dans « Compositeurs et Pédagogie ».
A chaque fois de très intéressantes interviews complètent ces dossiers.

On regrette que les auteurs s’effacent parfois devant une succession de citations (dont les sources ne sont pas toujours précisément citées), comme pour « Éducation et Pédagogie » sans proposer de synthèse personnelle.

Quelques coquilles également qu’on reprochera à l’éditeur pour que les prochains volumes soient encore plus réjouissants.

Laurent Matheron

Saxophone à la française

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« Saxophone à la française »
Nicolas Prost
Éditions Saxiana

La France, nation phare du saxophone ?
Nicolas Prost s’emploie, avec cet ouvrage, Saxophone à la française, à nous le démontrer.
Tout ce qui touche au saxophone est abordé : son histoire (qui débute en France), ses acteurs… français (présentation d’Elisa Hall, à cause de sa francophilie ? mais on passe sous silence Sigurd Rasher), son répertoire… français, son jazz français, ses fabricants…

De nombreux chapitres sont accompagnés de pistes discographiques très intéressantes.
Une mine d’informations donc mais, et c’est peut-être là la limite de cet ouvrage, à force de vouloir souligner la particularité de l’école française, on gomme forcément une part non négligeable du saxophone.
On regrette que les caractéristiques d’un « jeu à la française » ne soient pas plus détaillées. Quelques pistes sur le vibrato et le son et des considérations à mon humble avis bien générales (le rapport articulations — langue française ou différentes conceptions du son auraient pu étoffer ce chapitre).

Pour conclure cet ouvrage, Nicolas Prost questionne Claude Delangle, Jean-Marie Londeix, Jean-Paul Gauvin, Jean-Charles Richard, Daniel Kientzy, Ottis Murphy ou François Jeanneau. Les réponses croisées sont savoureuses (Daniel Kientzy en grande forme !).
Des parties seront déjà connues de certains, d’autres pourront sembler fastidieuses (quelques listes de lauréats du CNSMDP ou de professeurs de CRR et CRD) mais professionnels, étudiants ou amateurs devraient y trouver leur bonheur.
Un livre à l’image de son auteur, bouillonnant, excessif, inclassable.

Laurent Matheron

John Coltrane : 80 musiciens de jazz témoignent

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« John Coltrane : 80 musiciens de jazz témoignent »
Franck Médioni
Éditions Actes Sud
80 musiciens parlent de Coltrane, lui rendent hommage et, pour ceux qui l’ont approché, témoignent.

Franck Medioni, journaliste qu’on retrouve à Jazz Magazine ou Radio France, a collecté ces paroles, pour la plupart, lors d’un hommage diffusé sur France Musique pour marquer le 40e anniversaire de la disparition du saxophoniste.

Dans un style inégal (retranscriptions d’entretiens), on y trouve des anecdotes (François Jeanneau et Marcel Zanini en fournisseurs d’anches de Coltrane, un mémorable David S. Ware à coté de son idole… dans les toilettes du Village Vanguard), des souvenirs émouvants (le témoignage d’Elvin Jones, le bouleversant Steve Kuhn éphémère pianiste du quartet qui est remplacé par… McCoy Tyner), des éclairages originaux (Raphael Imbert sur la spiritualié ou le très pertinent Chuck Israël), des voix originales (François Corneloup, Bertrand Denzler) ou franchement décalées (merci à Jean-Louis Chautemps !).

Mais un bon nombre d’hommages restent d’une platitude… déconcertante (« C’est un soleil qui rayonne », « C’est un exemple pur nous tous » etc.). Dommage car ces témoignages continuent à entretenir l’icône Coltrane, embarrassante et finalement bien creuse.

La diversité des interventions permet d’avoir des points de vue multiples sur des moments clés comme les fameux concerts du festival d’Antibes en 1965 (avec les premières parties Jeff Gilson et Boulou Ferré) ou sa mort (le trio de Joachim Kühn avec Aldo Romano à New York à ce moment-là).

Bien sûr on peut regretter l’absence de tel ou tel, la présence d’un autre, mais globalement le choix de Franck Médioni est cohérent, alternant musiciens ayant côtoyé Coltrane et ceux qui s’en réclament.

Laurent Matheron

Musiques contemporaines — Perspectives analytiques 1950-1985

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« Musiques contemporaines — Perspectives analytiques 1950-1985 »
Jean-Yves Bosseur, Pierre Michel
Éditions Minerve – Collection Musique ouverte

Parti pris original pour ce livre : Regrouper par thématique des analyses d’œuvres significatives. Outre leur intérêt musical et leur importance historique, les auteurs ont veillé à ce que, pour chaque pièce, partitions et enregistrements soient disponibles. Résultat : on a bien du mal à ne pas se précipiter sur le net pour commander en ligne ce qui nous manque.

On y retrouve tous les noms qui ont marqué la musique des années 1950-1985 et c’est l’occasion de se retourner sur ce passé foisonnant (dont on peut parler maintenant comme d’une période historique…).

Toutes les problématiques de ce petit demi-siècle se retrouvent ici : Le sérialisme et ses conséquences, La fixité de l’écriture en question, Nouvelles expressions vocales, Redécouvrir l’orchestre, Le rythme à l’œuvre, L’héritage musical mis à l’épreuve, Techniques instrumentales. Et pour chacune de ces parties, une introduction permet de mieux comprendre les enjeux compositionnels.

Et le saxophone me direz-vous ?
Malgré une entrée tardive dans la musique de son temps, il se retrouve bien placé dans cet ouvrage : A l’honneur avec Vue sur les jardins interdits d’H. Pousseur et la Sequenza VII de L. Berio, on retrouve sa trace dans Anahit de G. Scelsi et dans l’un des ensembles instrumentaux de Domaines de P. Boulez.
Écrit par deux des plus éminents spécialistes de ce répertoire, ce livre est tout simplement passionnant.

Laurent Matheron

John Coltrane : sa vie, sa musique

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« John Coltrane : sa vie, sa musique »
Lewis Porter
Éditions Outre Mesure

La référence. Incontournable, le livre de Porter réunit une somme d’informations impressionnante sur John Coltrane et son œuvre. Ce livre s’adresse aussi bien aux passionnés qu’aux simples curieux.

Biographie, analyses, témoignages, alternent afin de nous faire découvrir ou approfondir l’univers du saxophoniste. L’enfance, les études musicales, les premiers engagements, la rencontre avec Miles, Monk, Giants Steps, le quartet, A Love Supreme, la période « free », tout est abordé de façon chronologique.

Se basant exclusivement sur des sources de première main (témoignages des protagonistes) des documents d’époque (programmes de concert…), ou des analyses inédites, Porter signe une véritable étude historique, précise, ou les rares interprétations subjectives sont présentées comme telles.
Parfois la lecture est un peu fastidieuse (les premiers chapitres sur la généalogie des familles Coltrane –Blair) et quelques analyses, certes pertinentes, coupent un récit plutôt biographique.
A noter le superbe travail des éditions Outre Mesure et la traduction de Vincent Cotro (qui apporte quelques modifications au travail de l’auteur).

Laurent Matheron