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Concours de composition Hélianthe – entretien avec Maxime Tournebize

Concours de composition Hélianthe

 

Entretien avec Maxime Tournebize, membres de l’ensemble Hélianthe organisateur du concours de composition

A.Sax : Maxime, pourrais tu nous décrire le concours

Maxime Tournebize : Le concours Hélianthe est un concours de composition d’œuvres pédagogiques pour saxophone dont le jury sera constitué de l’ensemble des élèves des classes de saxophone de France. Il y a donc deux manières de participer au concours. L’une en tant que compositeur, l’autre en tant qu’élève saxophoniste.

À travers ce concours, nous souhaitons :

– Enrichir l’action pédagogique en impliquant nos élèves et le monde amateur dans la découverte et la promotion des compositeurs.
– Valoriser les compositeurs et les orienter vers le saxophone.
– Œuvrer pour un décloisonnement artistique, c’est-à-dire pour la constitution d’un répertoire qui comprend le saxophone mais pas que…
– Rassembler les amateurs et les professionnels.

Les compositeurs intéressés par le concours ont eu jusqu’au 9 janvier 2017 pour nous faire parvenir leurs œuvres.

Un jury composé des membres de l’ensemble Hélianthe et de représentants des partenaires du concours a effectué une première sélection. Les oeuvres retenues ont créées et enregistrées par les musiciens d’Hélianthe pendant « Ecritures 2017 » à Angoulême – journées consacrées à la création avec saxophone se déroulant à Angoulême au conservatoire Gabriel Fauré. .

Chaque classe pourra ensuite organiser son événement en utilisant le matériel fourni par le concours (partitions et enregistrements) et aura jusqu’au 5 juin 2017 pour nous faire parvenir leurs votes via la plateforme internet

L’annonce des résultats se fera à l’occasion d’une cérémonie au Showroom Selmer le 16 juin 2017. Trois prix seront décernés à cette occasion : les deux oeuvres ayant obtenus le plus de voix de la part des élèves, et le prix des mécènes.

Ce concours de compositions à la particularité et la vocation de faire passer entre les mains de nos élèves qui forme l’essentiel du jury les œuvres originales sélectionnées pour la finale. Cette première édition a vu concourir une quarantaine de compositeurs, nous avons présélectionné neuf de leurs œuvres avec l’aide de nos partenaires, représenté par Christophe Bois (pour MD publications) et Vincent David (pour Selmer Paris).

En voici la liste :

Pandémonium de Vincent Balivet pour saxophone alto et bande ou ensemble rock (2 guitares électriques saturées, 1 guitare basse, 1 vibraphone, 1 batterie)
Devil’s Dance de Mendoza Maria pour saxophone alto et piano
Mystic Rave de Emmanuelle Lerouge et  Emile Lukas pour saxophone alto et bande-son électro
L’éveil du papillon de Valentin Capdevila pour deux saxophones altos
Cagomée, mes cageots de Yasunoshin Morita pour deux saxophones altos
Hymne au dragon couché de Vincent Decleire pour saxophone alto et percussion (Tam-tam (métallique) : baguette, balai jazz, archet) et Comédien (facultatif)
Réplic de Duarte Dinis Silva pour saxophone alto et piano
ZWK 09.01.17 de Sébastien Rousselot pour saxophone et piano
« Ma », le temps et l’espace entre… de Andrea Padova pour saxophone alto et piano

Nous rappelons que le Concours Hélianthe est un concours de composition d’œuvres pédagogiques pour saxophone dont l’objectif premier est de faire se rencontrer le monde de la création avec  l’enseignement artistique. À ce titre, les parties d’accompagnements doivent être réalisables par des élèves de fin de deuxième cycle maximum (éventuellement deuxième cycle d’accompagnement pour le piano).

Trois prix seront décernés. Les deux premiers suivant le vote de l’ensemble des classes de saxophone de France partenaires où chaque élève et chaque professeur votera après étude des neufs œuvres finalistes. Le troisième prix sera le fruit du vote des mécènes qui auront une voix par tranche de 10€ de don, nous permettant ainsi d’étendre l’audience du concours au-delà de notre « monde du saxophone ».

Les votes s’effectueront sur la plateforme en ligne

La création a eu lieu le samedi 4 février par l’ensemble hélianthe au conservatoire Gabriel Fauré de GrandAngoulême et en présence des compositeurs Andrea Padova, Maria Mendoza et Sebastien Rousselot que nous remercions pour leur présence et leur intervention très enrichissante pour le public.

Chaque classe qui participera à ce concours aura l’occasion d’organiser sa propre séance du concours sous la forme de son choix. L’inscription de votre classe au concours vous donnera accès au matériel : enregistrements et partitions des œuvres finalistes (disponibles en téléchargement à partir du 13 février 2017).

Les trois compositeurs lauréats verront leurs œuvres publiées par Robert Martin et recevront une commande dont la création aura lieu en 2018. 1er prix de 1500€, 2ème prix de 800€, Prix des mécènes de 800€

Les élèves ainsi que tous les mécènes votants ont donc la responsabilité de l’attribution de ces commandes. C’est le pari que nous faisons pour nourrir l’intérêt de chacun. La nôtre (de responsabilité) étant de provoquer le lien entre compositeurs et public en faisant prendre conscience à ce dernier qu’il joue un rôle dans la création, sa vie et sa trajectoire future. Il n’y a pas de musique vivante sans créateurs, il n’y a pas de créateurs sans public.

Les autres œuvres finalistes non lauréates pourront être édité chez MD publications.

A.Sax : Sans dévoiler un résultat ou influencer les jurys, avez-vous eu des belles surprises ?

Maxime Tournebize : La première bonne surprise est l’intérêt que les compositeurs ont montré envers le concours. Cela indique qu’il y a un réel besoin pour nos compositeurs de faire connaitre leur travail. Andrea Padova est venu d’Italie et Maria mendoza d’Espagne pour présenter leur œuvre lors de la création ! Je vous assure que la rencontre avec ces compositeurs et leur engagement pour leur art fut pour nous très inspirante et je vous encourage donc à prendre contact avec eux ou avec les autres compositeurs finalistes. Globalement, nous sommes satisfaits de la qualité et de la diversité de notre présélection pour cette première édition. C’était une question et une incertitude importante. Parmi les bonnes surprises je pense aussi à une œuvre que nous avons dû écarter mais qui nous avait beaucoup séduits. Malheureusement elle ne répondait pas aux critères de notre règlement par sa difficulté trop élevée. Nous gardons contact avec les compositeurs.…

Nous avons procéder à la présélection sans nous consulter car nous ne voulions pas nous influencer les uns les autres. Nous n’avions donc pas harmonisé nos critères en dehors des objectifs généraux fixés dans notre règlement. Cela changera peut être pour une prochaine édition, mais malgré quelques divergences qui ont finalement permis la diversité du résultat, nous sommes tous unanime pour dire que c’est une belle sélection. Nous aurons donc plaisir à la partager avec nos élèves et nous espérons que vous aussi!

A.Sax : Quels étaient les formations surprenantes où les recherches pluridisciplinaires intéressantes ?

Maxime Tournebize :Pour des raisons d’équité je vais essayer d’évoquer plusieurs aspects que nous avons rencontrés, sans jugement de valeurs. Je vais essayer d’être le plus synthétique possible !

La Bande son de Pandémonium est une « réduction » d’un ensemble de rock qui forme un ensemble assez original et surprenant. Nous avons demandé au compositeur de fournir un enregistrement afin que la pièce soit conforme au règlement, mais les parties séparées de l’ensemble rock existent, et le jeu en live doit être une expérience motivante ! Avis aux amateurs…

C’est intéressant de voir aussi les collaborations qui se font parfois entre compositeurs comme avec la pièce Mystic Rave ou un des compositeurs (Emmanuel Lerouge) a écrit le saxophone et l’autre (Emile Lukas) s’est chargé de la bande son. Une composition à quatre mains en somme !

Personnellement, même si nous n’en avons présélectionné qu’une (L’Hymne au dragon couché), j’ai été sensible aux associations saxophone/percussions qui abordent la musique de chambre autrement que dans le traditionnel duo saxophone/piano avec des couleurs différentes.

La relation entre un geste chorégraphique et le geste musical, notamment abordée dans Mystic Rave, Replic ou suggérée dans Cagomée ou Devil’s Dance est aussi très intéressante, de même que le lien à une œuvre picturale (Ma, le temps et l’espace entre…, Pandémonium, ZWK 09.01.17) ou à un texte (l’Hymne au dragon couché) éventuellement associé à une vidéo (L’éveil du papillon). De fait ces œuvres nous offrent de bonnes raisons pour rencontrer sur scène danseurs et/ou comédiens !

Certaines œuvres comme Ma, le temps et l’espace entre… ou ZWK 09.01.17 abordent aussi des aspects plus abstraits et philosophique susceptible de nourrir l’univers intérieur de l’interprète et donc son interprétation…

A.sax : Combien avez-vous reçu de partitions et d’où viennent les compositeurs ?

Maxime Tournebize : Le chiffre avoisine la quarantaine mais seulement trente-quatre répondaient aux critères fixés par notre règlement. C’est néanmoins un beau chiffre pour une première édition.

Les compositeurs viennent de partout : France, Espagne, Italie, Japon, Colombie etc. C’est un aspect très positif

A.Sax : Est-ce que toute la famille des saxophones est représentée ?

Maxime Tournebize : Non, pas pour cette année et c’est un choix de notre part. Nous souhaitons en effet que toutes les classes de saxophones puissent s’approprier cet évènement y compris dans les écoles associatives qui ont moins de ressources matériel. Nous avons donc préféré orienter les compositeurs sur le saxophone alto. Nous avons aussi limité les technologies de diffusion à des bandes stéréo pour les mêmes raisons. Mais la question se pose pour les prochaines années. Je pense que les deux duos qui ont été présélectionnés peuvent raisonnablement s’adapter à un autre saxophone.

A.Sax : Est-ce que l’intérêt des classes de saxophones a été important ? Combien y a-t-il de classes qui se sont inscrites ?

Maxime Tournebize : Il y a beaucoup de curiosité mais il est encore un peu tôt pour répondre à cette question, l’heure des bilans n’est pas encore arrivé… Nous attendons une vague d’inscription maintenant que la présélection a été révélée et une présentation du concours aura lieu le 23 février au showroom Selmer pour les curieux hésitant… Nous abordons donc une étape importante de notre projet.

A.Sax : Quand est ce que le jury/classe de saxophone aura les enregistrements et partitions ?

Maxime Tournebize : C’est possible depuis le 13 février sur la plateforme en ligne.

A.Sax : Pensez-vous déjà à un prochain concours ?

Maxime Tournebize : Oui, nous souhaitons pérenniser l’évènement et l’améliorer. Nous avons déjà engagé quelques réflexions en ce sens.

J’ai déjà évoqué l’intérêt des compositeurs pour le concours. Nous avons communiqué assez tardivement sur l’évènement et certains compositeurs qui ne pouvaient pas participer faute de temps nous ont fait part de leur désir de participer à une prochaine édition, ce qui légitime notre initiative et nous encourage à poursuivre. Mais il faut aussi que la formule séduise les professeurs et leurs élèves ainsi que les mécènes… Aujourd’hui nous sommes concentrés sur cet aspect et nous verrons plus tard pour décider si oui ou non il y aura un prochain concours.

Notre première expérience à Angoulême a été positive et va en ce sens. Et plus personnellement, je viens de prendre mon poste à Saint Jean de la ruelle et ce concours me permet de construire un projet de qualité que je partagerai avec mes collègues dans une dynamique d’interdisciplinarité que je n’aurai pas pu réaliser aussi rapidement autrement. Je pense que ce concours peut contribuer à créer un répertoire pédagogique qui favorisera les collaborations et invitera à la réflexion, même simple : qui a écrit cette œuvre ? De quoi elle parle ? Est ce qu’elle me plaît ? Pourquoi ? Pourquoi pas ? …

A.Sax : Le mot de la fin…

Maxime Tournebize : Un chaleureux remerciement à nos partenaires, à l’Asax et à toutes les personnes qui donneront une chance à ce projet…

merci à Maxime Tournebize et les membres de Hélianthes pour cet entretien.

Claude DEBUSSY et la Rapsodie avec saxophone Jean-Marie Londeix première Partie

Claude DEBUSSY
et la
Rapsodie avec saxophone

(partie 1)

Jean-Marie Londeix, (janvier 2014)
_______________

Significative est l’histoire de la Rapsodie pour orchestre avec saxophone principal de Claude Debussy, composée à Paris, de 1903 à 1908, œuvre singulière et unique montrant les difficultés d’un instrument à s’intégrer dans un monde organisé sans lui, comme le violon, cinq siècles plus tôt.

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à Suivre [….]

Article à propos de la version de la Rhapsodie Mauresque Pour Orchestre et saxophone principal / Réduction pour saxophone et Piano Arrangement Bertrand Peigné ici 

Jérôme Laran rencontre Roger Boutry. Propos recueillis par Christian Valeix

Tous les saxophonistes ayant atteint un niveau d’excellence au saxophone se sont mesurés un jour à une partition appelée Divertimento et composée par Roger Boutry. Cette œuvre phare date de 1963.

Grand Prix de Rome en 1954, Roger Boutry a été professeur d’harmonie au CNSMP de 1962 à 1997. En janvier 1973, après un concours sur titre, il est nommé chef des musiques de la Garde Républicaine et dirige ainsi jusqu’en février 1997 l’orchestre d’harmonie, l’orchestre symphonique, l’orchestre à cordes et les formations de musique de chambre. Roger Boutry continue d’être aujourd’hui, à plus de quatre-vingt ans, un pianiste virtuose et un compositeur actif et recherché. Jérôme Laran est allé le rencontrer pour l’A.Sax.

JL- Quand avez-vous commencé à écrire pour le saxophone ?

RB- Tout a commencé lors de l’obtention du prix de composition au Conservatoire en 1954. Je présentais une œuvre pour piano et ensemble d’instruments à vent, comprenant 19 instrumentistes dont 3 saxophones : soprano, alto et ténor. C’est à cette occasion que j’ai commencé à écrire pour le saxophone. Puis, étant à la Villa Médicis, j’ai écrit Sérénade en 1956.

JL- Pour de nombreux saxophonistes, la Sérénade est postérieure au Divertimento…

RB-…alors que c’est le contraire.

JL- La Sérénade a la réputation d’être d’une difficulté redoutable, même pour Jean-Marie Londeix. On y retrouve le sens mélodique très français et les difficultés rythmiques.

RB- J’ai hérité ça de Marcel Mule. Quand le Divertimento est arrivé, j’ai demandé à Marcel Mule de venir lire la partition. Il l’a déchiffré dans le mouvement. C’était impressionnant.

JL- Comment avez-vous connu Marcel Mule ?

RB- Par mon père qui était tromboniste et très impliqué avec l’Orchestre National de France. C’est d’ailleurs comme ça que, dès l’âge de 18 ans, j’ai joué à plusieurs reprises avec cet orchestre en tant que pianiste, par exemple dans Petrouchka sous la direction de Pierre Monteux, dans la Symphonie de Psaumes sous la direction de Markevitch. Quand le piano est intégré à l’orchestre, il est placé entre l’harmonie et le quatuor à cordes. C’est un positionnement idéal pour entendre l’orchestration. Comme mon père était tromboniste, je me retrouvais plus souvent avec les instruments à vent qu’avec les cordes. Parmi eux, Marcel Mule cherchait à mobiliser les jeunes compositeurs et il m’a vite trouvé.

JL- Quoique très français, vous avez composé de la musique sur des airs taiwanais. Pour moi qui ai une certaine habitude de cette Asie, ce que vous avez écrit ne sonne ni taiwanais ni français. Vous avez réussi à cette occasion un métissage de couleurs étonnant.

RB- Une amie taiwanaise qui est professeur là-bas m’a dit : « les harmonies que vous mettez sous les thèmes Taiwanais, nous, nous ne les connaissons pas et c’est ce qui nous intéresse ». J’ai aussi écrit une œuvre pour violon et orchestre «Pages de folklore taïwanais ».

Ensuite, il y a eu la commande japonaise qui a conduit au Concerto pour saxophones et orchestre symphonique. Fort de ce que j’avais vu faire à Eugène Rousseau lors du Congrès Mondial du Saxophone à Ljubljana, j’ai écrit une œuvre pour deux saxophones (alto et soprano) et un seul instrumentiste. C’est cette formule qui est celle du concerto que Nobuya Sugawa a créé en 2009 à Kanazawa.

JL- C’est édité ?

RB- Chez Robert Martin dans les trois versions (avec piano, avec orchestre d’harmonie et avec orchestre symphonique). J’aimerais bien que les trois versions –qui existent actuellement dans trois CD différents- soient regroupées dans un CD dédié à ce Concerto.

JL- Pianiste, compositeur, chef d’orchestre… La direction d’orchestre, c’est venu comment ?

RB- J’avais 17-18 ans et j’étais à Deauville. Dans une vitrine, je vois un superbe polo avec des manches chauve-souris. J’ai dit « ça, pour diriger, ça devrait être top ». J’étais avec mon père qui a enchaîné en disant : « je te l’achète si tu t’engages à la rentrée à t’inscrire en classe de direction ». J’ai promis, j’ai eu mon polo et j’ai intégré la classe de direction où j’ai passé deux ans.

JL- Avez-vous prévu votre prochaine composition ?

RB- J’ai écrit un quatuor à cordes qui a été créé cet été au Festival du Vigan par le quatuor Akilone (Grand Prix du 8ème Concours de Quatuor à cordes de Bordeaux en 2016) et Emeline Concé, premier violon de ce quatuor, m’a suggéré d’en écrire un deuxième.

Propos recueillis par Christian Valeix

Oct’opus : ensemble de saxophones

ASax : Bonjour, pourriez-vous présenter l’ensemble aux personnes ne le connaissant pas ?

Oct’opus : Le point de départ est assez simple : Oct’opus est un groupe d’anciens étudiants ayant débuté leur parcours musical dans les mêmes promotions (à Lyon et Versailles) et qui voulaient continuer de jouer ensemble. La suite est moins banale ! En effet notre premier concert coïncide avec la mort de Mickael Jackson (le 25 juin 2009), l’ensemble passe dès sa création de 8 à 10, le saxophone n’est pas le seul instrument joué dans l’ensemble, etc. L’aventure Oct’opus est lancée !

ASax : Avec une équipe de 10 personnes, qui dirige ?

Oct’opus : C’est un ensemble non dirigé en tant que tel : il n’y a pas de chef d’orchestre. Cela impose à chaque membre de connaître toutes les partitions, tel un chef, pour comprendre les autres parties afin de pouvoir jouer ensemble, être relais pour des départs, dynamiques, etc.
Dans le travail, nous avons des personnes plus référentes, qui changent selon les pièces, afin de gagner en efficacité. Car 10 personnes qui parlent en même temps … vous imaginez ! Mais l’apport de chacun est indispensable pour préparer un programme de concert ou de disque.

ASax : Ensemble Oto’pus, vous venez de sortir un nouveau CD, en quoi est-il différent du précédent ?
Oct’opus : C’est tout simplement une photographie plus actuelle de ce que nous proposons et de ce que nous sommes. Sur ce CD vous trouverez aussi bien des transcriptions maison, une création et une pièce plus tournée vers le monde des musiques actuelles/jazz. Il ne manque qu’un extrait d’un ciné concert et vous aurez une image assez complète du répertoire que nous proposons.

ASax : Vous avez également des nouveaux venus depuis le premier enregistrement ?
Oct’opus : Oui et non ! En effet nous avons depuis une formation qui va du soprano au basse mais pour ce qui est du piano et de la batterie, ils n’étaient certes pas encore arrivés sur scène mais les instrumentistes étaient déjà bien présents ! Il a juste fallu du temps pour évoluer en exploitant ces nouvelles facettes.

ASax : Par contre vous avez un vrai nouveau dans l’équipe ?
Oct’opus : En effet et depuis peu, il s’agit de Nicolas Arsenijevic qui rejoint l’ensemble au saxophone alto.

ASax : Vous parlez de transcription « maison » dans le programme, qu’entendez-vous par là ?
Oct’opus : Tout simplement des arrangements que nous faisons nous-mêmes à partir de partitions allant de pièces écrites pour piano à des conducteurs d’orchestre symphoniques. Nous avons au final des arrangements sur mesure tout en jouant des styles et époques variés. Cela nous permet également de se faire côtoyer dans un programme E. Grieg, A. Dvorak ou C. Corea.

ASax : Vous jouez donc également des pièces avec rythmique, comment se déroule le travail ?
Oct’opus : Au-delà du travail avec piano, batterie et un saxophone ayant le rôle de basse, qui impose une écoute et des réflexes différents, c’est le son de groupe, la recherche de phrasé, la recherche de réflexes sur des structures autres que celles utilisées dans le reste du répertoire que nous travaillons en priorité. Le seul véritable challenge c’est qu’il faut parfois brider le batteur … (!)

ASax : Et où pouvons-nous trouver vos arrangements ?
Oct’opus : Pour le moment il n’y a que « Octopus » composé par Karol Beffa qui soit édité. Le reste n’est pas encore publié mais une partie devrait voir le jour prochainement.

ASax : Nous avons récemment écrit une critique sur « Oct’opus » de Karol Beffa, mais quels sont vos avis en interne sur la création ?
Oct’opus : Comme vous le savez, cette pièce a été commandée par l’ensemble Oct’opus afin de la créer lors du dernier congrès mondial de saxophone de Strasbourg. La création, le jour même, est à la parfaite image du travail effectué avec Karol en amont : explication par le compositeur de la construction de la pièce, écoute des développements, etc. Les premiers retours que nous avons eus furent : « c’est un premier mouvement ? A quand la suite ? » ou encore « cela serait parfait pour un ciné-concert ». Projets à suivre.

ASax : Justement au niveau des ciné-concerts, quelle forme donnez-vous à ceci ?
Oct’opus: Presque toujours au sens premier du terme : jouer en live pendant la diffusion d’un film. Mais cela peut prendre des formes différentes dans la préparation et réalisation : nous avons créé une version du « Voyage dans la lune » de G. Méliès sur la musique originale d’A. Belliot pour octuor vocal et octuor de saxophone, nous avons une version pour orchestre d’harmonie d’ « Entracte » de René Clair sur la musique d’E. Satie.

ASax : Pour orchestre d’harmonie ? Vous travailler donc avec d’autres musiciens ?
Oct’opus : En effet, nous avons le plaisir de partager la scène avec d’autres musiciens et notamment sous forme d’interventions pédagogiques au sein d’écoles de musique ou d’orchestres d’harmonie. Cela nous permet de partager notre goût éclectique en musique et notre plaisir de chambriste.

ASax : Où et quand pouvons-nous vous retrouver ? Quels sont vos projets ?

Oct’opus : Dans l’actualité immédiate nous allons avoir une présentation de notre disque à Lyon, à JS musique le samedi 11 Février 2017. Concert et rencontre pour présenter le disque, l’ensemble, le répertoire. Quand à nos projets, à court terme ils sont de renouveler une partie de notre répertoire et sur du plus long terme de continuer de croiser les arts avec de la danse, sur Octopus ou une autre pièce.

ASax : Dernière question, où pouvons-nous trouver votre CD ?
Oct’opus : Pour le moment en nous contactant via notre site internet. Vous pourrez visionner un teaser présentant le CD et l’ensemble sur le site. Teaser que vous retrouverez également sur Facebook. Au plaisir de vous y croiser.

Merci à Sébastien Schlosmacher et à l’ensemble Oct’opus

CApSax & Sax Collège Aquitaine

CApSax : Un collectif régional

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Le Collectif Aquitaine pour la Promotion du Saxophone (CApSax) est composé de professeurs diplômes d’état de la région.

Ses quatre membres fondateurs sont Marjorie Claver, Hélène Lajus, Frédéric Laurent et Alfonso Lozano.
En scène, CApSax se dévoile en tant que quatuor de saxophone, s’exprimant avec audace dans un nouveau répertoire.

La pédagogie est au centre de leurs débats : ces 4 professeurs cherchent sans cesse de nouvelles accroches pour continuer de passionner leurs élèves pour cet instrument.

La création musicale : le CApSax travaille avec des compositeurs d’aujourd’hui, dans diverses esthétiques, pour faire vivre le répertoire de leur instrument.

En 2014, CApSax crée le Sax Collège Aquitaine, pour fédérer des jeunes autour de leur action. Il participe au Congrès Mondial « SaxOpen » de Strasbourg en juillet 2015.

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Le Sax Collège Aquitaine : Un orchestre de saxophones

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Le Sax Collège Aquitaine représente la pratique collective amateur en Aquitaine. CApSax le réunit régulièrement dans le but de

Rencontrer : ces jeunes passionnés jouent avec des musiciens de renom, rencontrent des compositeurs, d’autres musiciens amateurs, des professionnels du saxophone, et des publics toujours différents.

Participer : pour diffuser le plus largement possible leur répertoire et pour alimenter une dynamique culturelle et touristique sur le territoire, ils participent à des concerts, des stages, des festivals et diverses rencontres.

Découvrir : dans tous ces évènements, ils découvrent les multiples facettes de leur instrument, ils se confrontent à différentes approches artistiques et ils s’ouvrent à d’autres cultures.

Entretien avec François Rossé

Petit panorama de 40 ans de saxophone à travers les yeux de François Rossé, lors d’une de mes conversations avec lui fin novembre 2016.

François est ce que tu pourrais revenir un peu sur ta découverte du saxophone (avec le frêne égaré), et l’évolution de celui-ci et des interprètes à travers ton travail de compositeur…

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entretien avec Daniel Kientzy

Entretien avec Daniel Kientzy, Saxologue
par Fabien CHOURAKI & Laurent MATHERON

Nous vous parlerons d’un temps que les (saxophonistes) de moins de 20 ans(même 30!)ne peuvent pas connaître…..
En ce temps là,le répertoire du saxophone se résumait à quelques concertos,sonates et

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LES TONALITES DES SAXOPHONES ET INSTRUMENTS ASSIMILES FREDERIC COUDERC & BRUNO KAMPMANN

LES TONALITES DES SAXOPHONES ET INSTRUMENTS ASSIMILES
FREDERIC COUDERC & BRUNO KAMPMANN

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Concours International l’Haÿ-les-Roses

Concours International l’Haÿ-les-Roses. Christian Valeix

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Nicolas Arsenijevic

Nicolas Arsenijevic par Christian Valeix

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