Archives de catégorie : Entretiens

Gilles Tressos par Christian Valeix

Guillaume Berceau entretien avec Christian Valeix

Laurent Letassey musicien de la table par Christian Valeix

Dossier Glazounov par Jacques Charles Dernière partie

Dossier Glazounov
par Jacques Charles
Dernière partie

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Dossier Glazounov par Jacques Charles Deuxième partie

Dossier Glazounov
par Jacques Charles
Deuxième partie

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Dossier Glazounov par Jacques Charles première partie

Dossier Glazounov
par Jacques Charles
Première partie

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Entretien avec Sylvain Rifflet par Olivier Duperron

Entretien avec Sylvain Rifflet par Olivier Duperron

A la demande d’Olivier Duperron, en concertation avec Françoise Chapelle, tous deux professeurs de saxophone au conservatoire de Limoges, un projet pédagogique faisant intervenir le saxophoniste-compositeur-improvisateur Sylvain Rifflet a été mis en place durant l’année 2016-2017 au CRR de Limoges. A cette occasion, Sylvain Rifflet a arrangé ses propres compositions pour deux quatuors de saxophones, un duo de saxophones sopranos et un ensemble de chambre (piano, violoncelle, batterie et saxophone ténor). Trois pièces du compositeur américain Moondog ont également été arrangées pour un ensemble de saxophones avec percussions. Ce travail a permis aux élèves de découvrir une écriture originale, de travailler sur la forme des pièces, d’improviser, de jouer avec l’écrit, d’inventer. Faussement simples, les compositions de Sylvain Rifflet et de Moondog nécessitent une solide pulsation intérieure et de grandes qualités d’écoute. La découverte de ces univers musicaux nouveaux pour la plupart des élèves de formation classique et cette façon de travailler avec une place importante accordée à l’invention, ont été très enrichissantes pour les élèves et les professeurs. Entre deux répétitions et quelques heures avant le concert de restitution donné au foyer de l’Opéra de Limoges, Sylvain a bien voulu répondre à quelques questions :

Olivier Duperron : Sylvain peux-tu nous dire quelques mots sur ta période d’apprentissage de la musique ?
Sylvain Rifflet : J’ai eu deux professeurs intelligents qui ont accepté de travailler ensemble. C’était Philippe Portejoie avec lequel j’ai travaillé le saxophone classique d’abord au conservatoire de Levallois-Perret puis un peu à Evry et Michel Goldberg avec lequel j’ai travaillé le jazz à l’école « ARPEJ » qu’il a créée. Je menais le classique et le jazz de front mais comme le dit Philippe lorsque je le croise, j’avais déjà décidé d’aller vers la partie obscure de la chose !
O.D : Aujourd’hui, quel regard portes-tu sur cet apprentissage du saxophone classique ? Qu’est-ce que cela t’a apporté ?
S. R : Je pense que c’est indispensable…. On peut s’en passer mais il est préférable de passer par là, de travailler avec des personnes qui passent leur temps à explorer les possibilités de l’instrument. J’ai toujours envie de découvrir des choses sur cet instrument, c’est sans fin. Ces dernières années, j’ai pris beaucoup de choses aux saxophonistes classiques et contemporains : les slaps, les quarts de tons, etc… ça me passionne d’incorporer cela à ce que je fais par ailleurs. Même si je n’ai pas appris ces techniques entre 15 et 20 ans, j’ai été éveillé à cela, ma curiosité était déjà là.
O.D : Est-ce que tu t’intéresses toujours au répertoire classique de l’instrument ? Quel regard portes-tu aujourd’hui sur cet aspect du saxophone?
S.R : Non, cela ne m’intéresse absolument pas. Ça ne m’amuse pas, j’ai peut-être tort. Il y a surement des choses super qui se font ! Il y a des saxophonistes qui travaillent avec des compositeurs et c’est surement très intéressant mais j’avoue mon désintérêt total pour cela. C’est lié aussi à ce que j’ai vu ces dernières années…. Je suis allé à un congrès de saxophone une fois dans ma vie et pour moi c’est plutôt une mauvaise expérience, je n’ai pas d’attrait pour ça. J’aurais peut-être intérêt à m’y intéresser un peu plus mais je ne suis pas un grand amoureux du saxophone, pour moi, c’est un outil qui me sert à exprimer des choses.

O.D : dans quel contexte as-tu participé à ce congrès ?
S. R : J’ai été invité dans le cadre d’un partenariat avec le fabricant d’anches « D’addario » et « Selmer ». J’ai joué en duo avec Clément Himbert et parallèlement à ça j’ai été invité par l’orchestre national de jazz d’Ecosse dirigé par Tommy Smith. J’ai joué trois morceaux avec l’orchestre, c’était d’ailleurs la parenthèse jazz de ce congrès.

O.D : Nous sommes actuellement en train de répéter les arrangements de Moondog que tu as fait pour ensemble de saxophones et percussions, tu as toi même consacré un projet à ce compositeur, peux-tu nous en dire quelques mots ?
S.R : C’est une histoire très personnelle. Je mène régulièrement des actions culturelles sans être professeur. J’ai fait beaucoup d’interventions en Seine Saint Denis en partenariat avec « Banlieues Bleues », gros festival en Ile de France qui a beaucoup développé ce type d’actions. J’ai toujours bien aimé l’idée que la musique « habite » des territoires et que ça a un intérêt d’être ancré à un endroit. J’ai mené beaucoup d’actions dans le 93, principalement dans les collèges, un peu dans les conservatoires, souvent avec des « non-musiciens » ou alors avec des Classes à Horaires Aménagés ou des classes d’orchestre. J’ai fait cela durant 4 ou 5 ans à raison de 3 à 4 projets par an. Ça me permet de sensibiliser un nouveau public et de dire aux jeunes qu’ils peuvent écouter et prendre du plaisir à explorer des musiques différentes. Un jour, le Directeur du festival me dit « ta musique me fait penser à Moondog ». J’ai dit oui, oui d’accord, mais je ne connaissais pas Moondog ! Je me suis documenté, j’ai écouté et je comprends ce qu’il voulait dire : il y a des similitudes, je porte un intérêt particulier aux sons étranges, les percussions, les sons hérités de la musique minimaliste américaine de Harry Partch à Steve Reich en passant par Philip Glass et Terry Riley. Ces compositeurs ont écrit beaucoup de musique pour percussions et j’adore ça ! Cet aspect a toujours été présent dans mes projets pédagogiques mais également dans mes groupes. Ce que je fais avec Benjamin Flament qui a une installation de percussions « fait maison » vient de là. J’aime également les mesures impaires qui n’ont pas l’air d’en être. Il y a tout cela dans la musique de Moondog et des mélodies simples et entêtantes.
Après toutes ces années, le Directeur du festival m’a proposé de mettre en place un gros projet, j’ai alors pensé à une création autour de Moondog qui intégrerait également des actions culturelles. Pour la plupart des personnes qui travaillent ce répertoire et pour Moondog lui-même, il faut respecter scrupuleusement l’écrit. Or, moi je trouve que ces compositions constituent un « matériau » génial pour développer des choses actuelles, pour improviser. Aujourd’hui je suis convaincu que c’est également un répertoire pédagogique génial.

O.D : Oui, je te le confirme !
S. R : Il y a des aspects rythmiques qui mettent les musiciens dans des positions difficiles mais avec une forme de plaisir parce que c’est mélodique, ça fonctionne. C’est très intéressant à explorer, en plus, souvent, l’instrumentation n’est pas fixée, ce qui permet de s’adapter à beaucoup de situations. Il y a beaucoup de liberté dans cette musique.

O.D : Tu n’es pas enseignant mais tu mènes régulièrement des actions pédagogiques dans des conservatoires ou avec d’autres structures. Quel intérêt portes-tu à ce type d’action ?
S.R : Le même que celui d’être professeur et en plus cela me permet de développer un public pour ces musiques. Pour l’avoir fait au conservatoire de Besançon, quand tu t’inscris dans un territoire, les personnes comprennent mieux ton travail et écoutent ta musique autrement. Je ne pense pas que j’aurais rempli la salle de la scène nationale uniquement sur mon nom, ces interventions ont amené un autre public. De la même manière, dans le cadre du projet « Moondog », le fait d’avoir mis en place des actions pédagogiques sur ce territoire avec un chœur de jeunes, d’avoir expliqué mon travail, était intéressant et essentiel pour toucher un nouveau public. On me propose souvent ce genre d’actions, en général je propose des projets transversaux qui mêlent les classes, ça m’oblige à réfléchir à des contraintes instrumentales, de niveaux, etc.…

O.D : Quelques mots sur tes projets actuels et futurs ?
S.R : Je tourne beaucoup avec Mechanics depuis cinq ans. Nous avons fait deux disques avec J. Mienniel à la flute, P. Gordiani à la guitare et B. Flament aux percussions étranges. Nous avons encore beaucoup de concerts prévus avec cette formation. Je viens d’enregistrer un disque pour le label Verve qui est la réalisation d’un rêve de gamin. C’est très différent de ce que j’ai fait avant, c’est mon premier vrai disque de jazz ou mon premier disque de vrai jazz, je ne sais pas comment il faut dire ! C’est une sorte de relecture actualisée de « Focus » qui est un disque de Stan Getz paru en 1961. C’est le disque qu’il a enregistré juste avant les Bossas-novas. La musique de focus a été réalisée par le compositeur Eddy Sauter qui était un arrangeur de Broadway et qui a produit beaucoup de « tubes ». C’est un projet pour saxophone ténor avec un ensemble à cordes mais pas arrangé façon « tapis de cordes », c’est plus une sorte de concerto. Nous n’avons pas repris les morceaux d’origine mais l’esprit et la forme. J’ai composé 90% de la musique et Fred Pallem les 10% restants, il a également réalisé les arrangements. L’ensemble Appassionato est dirigé par Mathieu Herzog qui était l’altiste du quatuor Ebène et le batteur Jeff Ballard joue sur cinq morceaux.

Entretien réalisé avec Sylvain Rifflet, le 06 mai 2017 à Limoges.

Saxophoniste, Clarinettiste et compositeur français, diplômé du Conservatoire de Paris, Sylvain Rifflet est lauréat du concours de la Défense et a reçu plusieurs récompenses dont une « victoire du jazz » et un « Django d’or ».
Il s’est produit ou a enregistré aux côtés de nombreux musiciens, parmi lesquels figurent certains des « incontournables » de la scène européenne (Louis Sclavis, Aldo Romano, Michel Portal, Kenny Wheeler, Riccardo Del Fra …) mais aussi avec des musiciens américains de premier plan tel que : Joey Baron, Jon Irabagon, Jon Hollenbeck, ou Michael Formaneck …Fer de lance de la jeune génération de musiciens de jazz de la première décennie du 21ème siècle il a collaboré avec celles et ceux qui sont aujourd’hui sur le devant de la « nouvelle scène » européenne : Verneri Pohjola, Airelle Besson, Thomas de Pourquery, Alban Darche, Jocelyn Mienniel, Pascal Schumacher, Rembrandt Freirichs, Florian Weber, Ève Risser, Sébastien Boisseau, Henning Sieverts ou Fred Pallem…Compositeur remarqué en 2011 après la parution d’« Alphabet » il a publié par la suite deux albums pour le compte du label Jazz Village : « Perpetual Motion – a celebration of Moondog » en 2014 puis « Mechanics » en 2015.Il a par ailleurs été résident ou artiste associé des structures suivantes Jazz au fil de l’Oise, Festival Banlieues Bleues, scène nationale d’Alençon, Conservatoire de Besançon, Festival Like a jazz Machine, (Luxembourg.) Festival Jazztopad (Pologne)…Citant Stan Getz comme sa principale influence de saxophoniste, le compositeur puise volontiers dans le champ des musiques répétitives et minimalistes américaines pour développer une écriture mélangeant habillement l’improvisation, la répétition, la rupture, le « bruitisme » voir parfois, la transe.

Yann Lemarié et le Concours de Saxophone Parisien par Christian Valeix

Yann Lemarié et le Concours de Saxophone Parisien
par Christian Valeix

Claude DEBUSSY et la Rapsodie avec saxophone Jean-Marie Londeix dernière partie

Claude DEBUSSY
et la
Rapsodie avec saxophone

(dernière partie)

Jean-Marie Londeix, (janvier 2014)
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Jean-Marie Londeix, Janvier 2014

Claude DEBUSSY et la Rapsodie avec saxophone Partie 2

Claude DEBUSSY
et la
Rapsodie avec saxophone

(partie 2)

Jean-Marie Londeix, (janvier 2014)

 

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Article à propos de la version de la Rhapsodie Mauresque Pour Orchestre et saxophone principal / Réduction pour saxophone et Piano Arrangement Bertrand Peigné ici