Tous les articles par Jérôme Laran

Une histoire du saxophone par les méthodes parues en France : 1846-1942

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Une histoire du saxophone par les méthodes parues en France : 1846-1942
Sous la direction de Pascal Terrien
276 pages – EAN 9782752102362 – Réf. DLT2428 – Prix France : 25€ T.T.C.

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Pascal TERRIEN — Comme nous le confirme déjà un certain nombre de retours extrêmement positifs, cet ouvrage, tout en proposant une perspective originale de l’histoire du saxophone, remet en cause certaines idées reçues dans le milieu de l’enseignement saxophonistique. En même temps, il est le fruit d’une collaboration entre professeurs de saxophone qui se sont investis dans une démarche de recherche et qui ont ainsi progressé dans la connaissance de la pédagogie de leur instrument. J’ai été très heureux de guider et superviser ce travail de très longue haleine, d’avoir bénéficié du soutien indéfectible de la direction du département pédagogie du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et de la participation très active de Gilles Tressos, le didacticien saxophone du département.

Pascal TERRIEN est Maître de conférences à Aix-Marseille Université (UMR ADEF) et Professeur de sciences de l’éducation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Gilles TRESSOS — Je pense que cet ouvrage a plusieurs qualités, il permet :

  • D’abord, de rendre visible, palpable, le travail des étudiants en formation pédagogique au C.N.S.M.D.P. Publier un ouvrage à partir de recherches personnelles réalisées dans le cadre de ses études est pour un étudiant riche en expérience.
  • D’identifier clairement le niveau attendu de réflexion et de recherche personnelle en matière de formation pédagogique au niveau Master.
  • D’apporter des connaissances à caractère historique sur l’instrument à travers son enseignement et comprendre comment le saxophone s’est forgé cette identité sonore, de répertoire…
  • Pour un jeune enseignant, de susciter son propre questionnement sur sa pédagogie à l’approche d’examens ou concours professionnels.

Gilles TRESSOS est membre du Quatuor de saxophones Habanera, il enseigne le saxophone au Conservatoire à Rayonnement Régional de Poitiers, il est chargé d’un module de didactique au sein du département Formation à l’enseignement au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et professeur référent, coordinateur au Centre d’Etudes Supérieures Musique et Danse de Poitou-Charentes.

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L’A.SAX — Comment s’est créée l’équipe de recherche qui a signé cet ouvrage ?

Pascal TERRIEN — Lors d’un cours de Sciences de l’éducation du lundi au C.N.S.M.D.P., j’avais lancé un travail sur le contenu des préfaces des méthodes parues entre 1800 et 1850, mais pour le saxophone, nous avions déplacé les dates entre 1840 et 1890. Les étudiants saxophonistes étaient persuadés que tout avait été écrit sur la question suite à l’ouvrage de Jean-Marie Londeix. Lors de la pause de ce cours, j’ai croisé Gilles Tressos qui s’est naturellement associé à notre travail. Après le compte rendu fait par les étudiants saxophonistes et l’étudiant clarinettiste, je les ai conviés à venir constater à la Bibliothèque Nationale de France si leur réponse était suffisante et satisfaisante. Nous nous sommes donc rendus tous les six au département musique de la B.N.F., et les étudiants ont pu constater dans les fichiers « saxophone », « méthodes pour instruments », ou « musique d’ensemble », que certains ouvrages avaient été « oubliés ». L’idée nous est venue de faire un pointage systématique en complément du travail déjà considérable de Jean-Marie Londeix. Dès lors, une méthodologie s’est mise en place, et la répartition du travail s’est naturellement faite entre nous sous ma responsabilité et avec l’aide et la collaboration précieuse de Gilles Tressos. Deux des étudiants du groupe ont ensuite décidé de faire leur mémoire de C.A. sur leur axe de recherche.

L’A.SAX — L’ensemble des ouvrages cités est-il accessible au public ?

Pascal TERRIEN — Oui, en allant à la bibliothèque du département Musique de la B.N.F., à la Médiathèque Hector Berlioz du C.N.S.M.D.P., mais aussi dans certaines bibliothèques de Conservatoires à Rayonnement Régional, bibliothèques municipales et autres. Contrairement à l’idée reçue, les bibliothèques regorgent de trésors cachés.

L’A.SAX — La parution de cet ouvrage était attendue dans le milieu du saxophone. Envisagez-vous une poursuite du travail sur des méthodes plus récentes ?

Pascal TERRIEN — Nous envisageons avec Gilles un second volume sur les méthodes parues en France depuis 1942 et les questions pédagogiques et didactiques que posent ces ouvrages. Un des étudiants saxophonistes a commencé un travail sur un corpus de 10 ouvrages, mais à ce jour, rien n’est encore fait. Nous prenons le temps de la réflexion car c’est un travail considérable.

50 ans de modernité musicale, de Darmstadt à l’Ircam

cinquanteans

« 50 ans de modernité musicale, de Darmstadt à l’Ircam »
Célestin Deliège
Éditions Mardaga

Professeur d’analyse au Conservatoire Royal de Musique de Liège, il a également animé les émissions Musique Nouvelle à la RTBF de Bruxelles.
Cet ouvrage est une mine d’informations sur les œuvres et les compositeurs majeurs du XXe siècle. Mais surtout, c’est un des rares ouvrages à tenter de donner une vision d’ensemble, exhaustive et intelligible du paysage de la musique contemporaine. Il analyse les différents courants esthétiques, les différentes conceptions et systèmes mis en œuvre par les compositeurs qui “font école”, les enjeux techniques et technologiques. Mais son grand mérite est que la description très précise des apports de chaque compositeur est insérée dans une vision globale du contexte musical et artistique. Il compare et met en relation les écoles, les théories, il révèle un réseau d’influences et des filiations qui sont autant de clés pour comprendre et jouer la musique contemporaine.

Comme le sous-titre l’indique, l’auteur a choisi de ne s’intéresser qu’à la dernière moitié du siècle dernier et il ordonne son ouvrage en trois livres et autant de périodes : de 1945 à 59, de 1960 à 74 et de 1975 à 2000 (il est publié en 2003 chez Mardaga). Abondamment illustré d’exemples et d’analyses d’œuvres, c’est un outil précieux et pédagogique même s’il reste une somme de 1025 pages. Il n’y a pas de passage réservé au saxophone mais j’ai noté trois analyses d’œuvres de notre répertoire : la Sequenza VII pour hautbois (VIIb au soprano) de L. Berio, Dialogue de l’ombre double de P. Boulez (il en fait une version pour saxophone créée en 2001) et Solo pour instrument mélodique de K. Stockhausen. Ce qui peut intéresser spécifiquement les saxophonistes c’est de comprendre l’écriture et les influences des compositeurs d’œuvres “avec” notre instrument (beaucoup de pièces ont été adaptées par les compositeurs eux-mêmes et certaines n’ont pas été pensées pour un instrument particulier) car les plus importants y sont cités. Notamment et dans le désordre : Xenakis, Pousseur, Ferneyough, Scelsi, Grisey, Denisov, Kagel, Aperghis, Carter, Sciarrino, Cage, Riley, Reich, Ligeti, Nunes, Eötvos…

À noter également, un chapitre très intéressant sur l’improvisation, rarement traité dans ce genre d’ouvrage, et l’évocation des ensembles New Phonic Art, Nuovo Consonanza, GERM.

Périg Le Cadre

Impressions d’Automne

« Impressions d’Automne »
Jérôme LARAN
Cafua Records
Support disque / Genre classique
Composition André Caplet, Alfred Desenclos, Philippe Leroux, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Maurice Ravel

notre avis
Le dernier disque de Jérôme Laran alterne pièces de musique impressionnistes (Rapsodie de C. Debussy, Sonatine de M. Ravel, Impression d’Automne d’A. Caplet), la musique française du groupe des six (Scaramouche de D. Milhaud, Trio de F. Poulenc), notre chère pièce de concours Prélude, Cadence et Final d’A. Desenclos, et une pièce contemporaine d’un grand compositeur connaissant bien le saxophone Philippe Leroux : SPP.

Dans la même démarche que Paul Meyer avec French Clarinet Art, ce disque est motivé par la volonté de Jérôme Laran d’exporter le Saxophone français et ses compositeurs au Japon. En effet, après un enregistrement sur place avec Fuminori Tanaka (piano) et Hiroshi Hara (au saxophone ténor pour la transcription du trio de Poulenc), il effectue une tournée nationale japonaise. Grâce à ses qualités, et son label « français », le disque fonctionne très bien au Japon et, est déjà en réédition.

La sonorité large, généreuse de Jérôme Laran, et la finesse d’interprétation des musiciens nous offrent des très belles versions du répertoire, original ou transcrit, saxophone et piano. Et comme le dit l’auteur du disque : « je préfère jouer des bonnes pièces de musique transcrites que des mauvaises pièces écrites pour saxophone ».
À noter la réduction pour piano de la Rapsodie de C. Debussy réalisée par F. Tanada à partir du manuscrit.

Un excellent disque de saxophone classique/contemporain avec piano à écouter avec grand plaisir !

Jean-François Becquaert

Le chant des ténèbres

« Le chant des ténèbres »
SAXORGUE
Visages du saxophone
Support disque / Genre classique / Réf. VDS- 012
Composition Guy de Lioncourt, Thierry Escaich, Hippolyte Escudié, Suzanne Haïk Vantoura, Gaston Litzaize, Henri Sauguet, Enjott Schneider, Alain Voirpy

notre avis
Fabien Chouraki (saxophones), Marc Adamczewski (orgue).
« Le chant des ténèbres » est le troisième disque du duo Saxorgue.

Travaillant ensemble depuis quelques années, et après plusieurs dizaines de concerts, ce duo saxophones/orgue nous emmène au paroxysme du genre. Dès la première écoute, une grande complicité de jeu s’apprécie. Les premières secondes sont assez surprenantes de fait du tempérament de l’orgue et de la réverbération de l’ambiance particulière d’une cathédrale vide la nuit. Très vite l’oreille s’adapte et nous entrons dans l’atmosphère mystique, magique et onirique des multiples sonorités. La puissance de l’orgue se mélange parfaitement à la sonorité large du saxophone. Le talent mélodique de Fabien Chouraki s’allie au jeu pétillant et dynamique de Marc Adamczewski.

Les compositeurs joués sont tous du XXe siècle : Henri Sauguet, Guy de Lioncourt, Gaston Litzaize, Thierry Escaïch (d’où le titre du disque), Suzanne Haïk Vantoura, Alain Voirpy, Enjott Schneider, à l’exception d’ Hippolyte Escudié (19e s.). Tous les morceaux sont des créations discographiques sauf Sauguet et Voirpy.

Enregistrement : Cathédrale de Noyon/EMA
Production : Fabien Chouraki pour « Visages du saxophone »
Contact : visages.saxophone@free.fr

Jean-François Becquaert

Six lueurs pariétales

« Six lueurs pariétales »
Éric FISCHER
Éditions Dhalmann – Collection Carnet du 21e siècle
Niveau 2C4 / Durée ~ 00:10:00 / Genre contemporain / Réf. FD 0176
Pour saxophone alto et piano
notre avis
Eric Fischer, compositeur, saxophoniste « est l’auteur d’environ 200 opus allant de la pièce pour instrument seul à la forme symphonique, en passant par tout type de nomenclature et d’expériences diverses : musique de chambre, dispositif électronique, œuvres vocales, musiques de scène, musique improvisée, œuvres pluridisciplinaires… ».

Encore le nombre 6 qui revient à l’assaut de ce nouvel opus. Ces six pièces courtes permettent d’accéder facilement à l’univers d’Eric Fischer, tantôt étranges, méditatives, rythmiques, répétitives toujours bien écrites pour le saxophone. Un discours musical clair, simple, avec quelques utilisations de trilles et bisbigliandi contemporains, quelques quarts de ton simple. Ces pièces très réussies sonnent bien, sont à jouer en examen, concert ou audition. Elles permettent aussi un bon travail d’échange avec le piano, de développer le sens de la polyrythmie et de la semi-improvisation des jeunes saxophonistes grâce aux formules répétitives du piano en même temps que la mélodie libre en notation proportionnelle du saxophone.

De plus, elles sont faciles d’accès pour les élèves et le public ce qui n’est pas si courant dans notre répertoire contemporain.

J’ai adoré l’indication « no synchro con piano » et le titre toujours poétique dans les pièces d’Eric Fischer : peinture pariétale : peinture réalisée sur les parois d’une grotte…
Comme dit Stéphane : « à posséder dans sa bibliothèque ! »

Jean-François Becquaert

Miroirs

« Miroirs »
Marcel AZZOLA – QUATUOR DE SAX INÉDITS
Dapheneo
Support disque
Composition André Astier, Marcel Azzola, Jacques Brel, Joseph Colombo, Vladimir Cosma, Pierre Ferret, Sylvain Kassap, Tony Murena, Astor Piazzolla, Erik Satie, Gus Viseur

notre avis
Voici le nouveau disque du « quatuor de sax inédits » après « nouvel archipel » sorti en 2007 et déjà présenté sur le site.

Ce quatuor est toujours composé de Jean-Pierre Baraglioli (saxophone soprano), Philippe Portejoie (saxophone alto et arrangements adaptations), Clément Himbert (saxophone ténor), et Michel Supéra (saxophone baryton).

Ce nouveau quatuor créé en 2005 très actif, «développe une grande énergie musicale pleine de finesse et de virtuosité ! Communiquant avec beaucoup d’enthousiasme son envie de jouer ensemble de découvrir d’arranger ou de créer de la musique » (jfb 10/2007).

Ce disque présente un approfondissement du travail avec le célèbre accordéoniste Marcel Azzola, plusieurs titres ont en effet l’accordéon en solo. La musique allant du tango, de la musique de film, du « jazz » couleur variété, à la musique classique.

Les compositeurs chers à Jean-Pierre Baraglioli : Astor Piazzolla, Sylvain Kassap (encore lui ?), Vladimir Cosma, Jacques Brel, Érik Satie, Gus Viseur et Pierre Ferret, André Astier Marcel Azzola, Tony Murena et Joseph Colombo.

Dès la première écoute, de grandes qualités de jeu et de finesse musicales sont remarquables. Ce disque très agréable est une véritable bulle d’oxygène musicale, avec son répertoire léger, subtil et merveilleusement interprété.

Trois titres sont donnés en deux versions différentes : une version quatuor de saxophone avec accordéon solo, l’autre avec seulement le quatuor de saxophone jouant un arrangement/variation du thème beaucoup plus moderne.

C’est un véritable petit air de fête et de musique populaire parisienne nostalgique, avec toute l’actualité sonore et instrumentale d’aujourd’hui.

Contact : jp.bara@free.fr

www.quatuordesaxinedits.com

Jean-François Becquaert

Masquerade

« Masquerade »
ALLIAGE QUINTETT
Sony BMG
Support disque / Genre classique – jazz / Réf. Scl 88697352112

notre avis
Daniel Gauthier, saxophone soprano ; Lutz Koppetsch, saxophone alto ; Koryun Asatryan, saxophone ténor ; Sebastien Pottmeier, saxophone baryton ; Jang EunBae, piano.

Ce disque offre une adaptation très originale et très surprenante des quatre saisons de Vivaldi pour quatuor de saxophone et piano, faite par Jun Nagao (compositeur japonais). Les artistes annoncent leur travail d’adaptation comme « une nouvelle partition » qui revisite Vivaldi. Il offre en deuxième partie une transcription de deux extraits des suites françaises n° 2 et 5, le choral « ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ » et le célèbre Air de la suite pour orchestre n° 3 de Bach.

C’est un enregistrement de qualité, il y a une très belle sonorité de quatuor et d’ensemble. L’arrangement est à mon avis efficace musicalement dans les mouvements lents, et un peu moins dans les mouvements rapides (très bien réalisés instrumentalement).
L’argument : « La musique de Bach se donne sous de nouveaux vêtements, alors que Vivaldi apparaît sous un complet déguisement »

Travail à découvrir, oreille purement baroque vous allez être un peu bousculé… l’arrangement et le jeu donnent des effets assumés « jazzy » à la musique de Vivaldi, et du romantisme à celle de Bach transcrite plus fidèlement. La musique de Bach bénéficie du côté vocal du saxophone et de la sonorité « orgue » du quatuor bien réalisé par « Alliage quintett ».

Jean-François Becquaert

13 duos en forme de banane

« 13 duos en forme de banane »
Étienne DE LA SAYETTE
Petit Label
Support disque / Genre jazz / Réf. PL001

notre avis
Étienne de la Sayette (compositeur et instrumentiste parisien) et ses musiciens nous offrent un  jazz aux couleurs de musique traditionnelle multiethnique, simple et surprenant, drôle et profond à la fois : « 13 duos en forme de banane ».

Je vous conseille fortement cet album pour une écoute détente, une atmosphère douce et chaleureuse. Une mixité instrumentale réussie dont se dégage une grande sérénité musicale, le jeu instrumental et l’enregistrement sont de grandes qualités.

Avec :
Etienne de la Sayette  clarinette, sax, kaval, flûtes, tin whistle
Emmanuel Duprey  piano
N. Prévôt, S. Montagny, C. Heyman, T. Henning  conques
Philippe Guyard  accordéon chromatique
Nicolas Talbot  contrebasse
Korish Tabba  oud
Youval Micenmacher  tof, bendir
Florient Guibert  didjeridu
Sylvain Gontard  bugle
Otso Lahdeoja  banjo
Vincent Leguéné  congas
Azraël Tomé  mandole
Cyrille Méchin  clarinette

Enregistré par Pierre Dachery et Rémi Estival, mixé par Vincent Joinville.

A noter qu’on retrouve Étienne de la Sayette dans un tout autre style, rock-jazz, électro plutôt délirant avec le groupe Frix  (2 albums : Girls inside et The Show was not good!)
Pour les 13 duos en forme de banane :
Petit Label : contact@petitlabel.com
ou sur :  www.allumesdujazz.com

Pour Frix :
http://frixquartet.free.fr/

Jean-François Becquaert

Club 189

« Club 189 »
PING MACHINE
Pégazz et l’Hélicon
Support disque / Genre jazz
Composition Fred Maurin

notre avis
Voici le premier disque de « Ping Machine » CLUB 189, magnifique jazz français actuel aux discours forts de ses 13 musiciens. Fred Maurin, le compositeur et guitariste, mène un groupe aux thèmes et aux chorus exacerbés. Avec un son d’ensemble réussi, les homorythmies guitare flûtes saxophones et cuivres donnent une épaisseur expressive aux thèmes, et des sonorités originales. Le tout accompagné par une rythmique lancinante, insistante, répétitive fine et inventive. Club 189, est un disque intime et puissant. Pas toujours très démonstratif, mais sincère. J’attends avec envie les prochains !

Avec aux saxophones : Jean-Michel Couchet, Adrien Baudet, Florent Dupuit, Julien Soro et Guillaume Christophel.

Toutes les infos sur le cd et les concerts à venir sur leur site www.ping-machine.com

Jean-François Becquaert

French saxophone – 20th Century Music for Saxophone & Orchestra

« French saxophone – 20th Century Music for Saxophone & Orchestra »
Münchner Rundfunkorchester – Manfred NEUMAN – Dominique TASSOT
Audite
Support disque / Genre classique / Réf. 97.500
Composition Jean Absil, André Caplet, Marius Constant, Claude Debussy, Henri Tomasi

notre avis
Voici un magnifique disque saxophone alto et orchestre offert par Dominique Tassot (saxophone alto), Manfred Neuman (chef d’orchestre) et le très bon Münchner Rundfunkorchester, présenté malheureusement avec beaucoup de retard !

Doté d’un très bon livret explicatif et historique, ce disque offre un son d’orchestre, une musicalité et une homogénéité sonore avec le saxophone de grande qualité, accompagné par un enregistrement du disque irréprochable.

Toutes ces qualités ajoutées à l’importance de quatre « premiers enregistrements dans leur version originale » font du travail réussi de Dominique Tassot une indispensable mise en valeur du répertoire historique saxophone classique.
Le Concerto d’Henri Tomasi, la Légende d’André Caplet, la Fantaisie-caprice op 152 de Jean Absil, et la Musique de Concert de Marius Constant, sont donc des « premières enregistrements avec orchestre ou ensemble dans leur version originale ». Le disque est clôturé par la Rapsodie de Claude Debussy.

Un disque à écouter et à faire partager aux élèves et musiciens curieux de découvrir l’utilité de la relation entre le saxophone et l’orchestre, comme Hector Berlioz décrivait :
« Son principal mérite, selon moi, est dans la beauté variée de son accent, tantôt grave et calme, tantôt passionné, rêveur ou mélancolique, ou vague […] »

Jean-François Becquaert