4 fugues pour 3 saxophones

« 4 fugues pour 3 saxophones »
Gerald SHAPIRO
Éditions Gérard Billaudot – Collection Jean-Yves Fourmeau
Niveau fin 3CC / Durée ~ 00:07:30 / Genre classique / Réf. G 8263 B
Pour saxophones alto, ténor, baryton
notre avis
Gerald Shapiro nous propose une partition en 4 mouvements qui s’adresse à des saxophonistes d’un niveau de 3e cycle court.
Cette pièce exige de la part des instrumentistes un bon niveau technique, ainsi qu’une bonne maîtrise rythmique.
Les ambiances que l’on découvre dans les mouvements sont très variées, le point commun entre eux est la fugue.

Le premier mouvement (allegro à 120 en ternaire) est basé sur un jeu rythmique en croches entre les trois voix. Le thème de la fugue (5 mesures) exposé par le soprano, est aussitôt repris par l’alto, puis par le baryton, mais le compositeur rompt avec l’écriture de la fugue classique, en décalant l’entrée du baryton de deux mesures.
Un second thème apparaît, amenant une alternance binaire/ternaire. Le reste du mouvement se poursuit sur cette fugue rythmique en croches (tronquées de quelques temps), et sur la présence du second thème.

Le compositeur, présente les autres fugues sous une construction similaire, en n’utilisant pas l’écriture traditionnelle de la fugue, mais en la « modernisant ».
Le second mouvement est un mouvement lent, binaire, ou la fugue à trois voix n’apparaît pas tout de suite. Le mouvement mélodique prime, avec une fugue entre le soprano et l’alto, et un contrechant au baryton.

Le troisième mouvement (moderato en ternaire), est une fugue à trois voix, thème legato de 6 mesures. Le jeu de fugue ici n’est pas classique, le compositeur anticipe ou retarde les entrées.
Le dernier mouvement, est une fugue originale basée sur une rythmique de samba rapide. Cette partie est très agréable à jouer, malgré la rapidité du tempo, et la difficulté de la mise en place.

Mon avis : pièce originale pour trio, très intéressante pour étudier en musique de chambre les différents aspects rythmiques et mélodiques des fugues. Une belle réussite, à posséder dans toutes bonnes partothèques.

Stéphane Sordet